Oh non!
#1

박신재
2022.10.16Vues 10
Une jeune fille arriva sur le seuil, haletante et souriante à la fois.
« Angelie, dis-moi qu'il y a une bonne nouvelle ? »
Angelie est chargée d'annoncer tout ce qui se passe sur le campus. Elle est responsable des relations publiques.
« Les gars… » Son sourire s’élargit encore, elle ne respirait plus, les mains sur les hanches. « Ce n’est pas grand-chose, mais sur les onze campus qui encourageaient les candidats, nous avons décroché la deuxième place ! »
Tout le monde s'est levé, tandis que vous vous demandez si vous devriez faire de même.
« Hep ! » s'écria Angelie. « On va faire une séance photo ! »
***
« Hé, ça va ? » te demanda Patrick, l'air inquiet. Tu étais restée longtemps devant le miroir.
Tu t'es retournée, tu as rejeté tes cheveux de chaque côté, tu as attaché ta frange et tout, mais tu avais toujours l'impression qu'il manquait quelque chose.
« Je crois que quelque chose m'échappe », as-tu dit en faisant la moue.
« Tu connais le magasin dehors ? Eh bien, tu sais, il y a peut-être des choses là-dedans. Il y a une pince papillon qui te va bien… »
Tu as sursauté. « Oh, merci ! »
***
Dommage que le portail soit si loin.
Oh là là, je dois filer !
Vous n'avez plus le temps de vous plaindre. Alors vous avez couru aussi vite que vous le pouviez, aussi vite que possible.
Je n'ai jamais couru comme ça. J'espère que je ne vais pas trop transpirer !
Pendant que tu courais, les gens autour de toi devenaient flous. C'était ton moment, et tu avais l'impression d'être dans une course contre la montre. Tu devais arriver à l'heure pour la photo. L'équipe arrivait bientôt et allait faire le tour du campus pour prendre des photos avec les gens qui le souhaitaient. Heureusement que ton école était si bien organisée, sinon ce serait le chaos.
Enfin arrivé au portail, vous avez expiré puis inspiré difficilement, les genoux flageolants. Vous avez failli tomber, mais vous avez tout de même tenté de marcher vers le magasin.
Essuyant la sueur de votre front, vous apercevez un grand homme en uniforme. La suite est surprenante. Un vieil homme s'approche de lui et l'attrape par le col. À côté de lui, une jeune fille en pleurs, les cheveux courts et vêtue de son uniforme de lycéenne.
« C’est toi qui joues avec ma fille ? » Il regarda sa « fille ». « C’est bien elle, hein ? »
L'homme a essayé de parler : « Monsieur, je ne sais pas à qui vous parlez… »
Pauvre type,Vous avez dit : « Rassemblant tout votre courage et vos forces, vous partez sur les lieux. Vous voilà à la rescousse ! »
« Excusez-moi, Monsieur, mais… »
« N'intervenez pas, jeune fille ! »
Votre regard s'est posé sur votre carte d'étudiante de l'Université Sainte-Catherine. Vous êtes étudiante, et certainement pas assez jeune pour être qualifiée de « jeune fille ». Vous êtes une femme. Vous avez froncé les sourcils à ses propos, mais l'homme n'a pas remarqué et a continué. Alors, par dépit, vous les avez séparés et vous êtes plantée devant le pauvre type.
D'accord, peut-être que tu veux aider aussi. Mais l'irritation t'a peut-être davantage motivé.
« Excusez-moi, monsieur. Mais c'est mon petit ami. » La panique vous envahit, mais vous tentez de dissimuler votre voix tremblante. Vous essayez de paraître forte. Vous espérez que ça fonctionne.
Tout le monde était trop abasourdi pour parler, et on pouvait sentir la chaleur du corps de l'homme derrière soi à mesure qu'il s'approchait.
Pas d'abdos, mais…
Vous pouvez le sentirlui.
Son ventre plat et son uniforme effleurant doucement vos bras.
Le vieil homme soupira profondément avant de prendre le bras de la fillette en pleurs et de s'éloigner. C'est alors que vous avez réalisé que le bras gauche de l'homme vous protégeait, sa paume près de votre ventre.
Vos yeux s'écarquillèrent. « Hé ! » Vous repoussâtes son bras d'un geste brusque et vous vous tournâtes vers lui. Vous pûtes analyser son visage et son uniforme.
Il est... beau garçon.
Mais...
« Toi, lycéen ! » Bien sûr que tu as reconnu cet uniforme. C'est là que tu as eu ton bac. « Tu devrais être chez toi ! » Bouillonnant de colère ou de honte, tu ne sais pas trop, mais une chose est sûre : il est temps de partir.
Et vous l'avez fait.
Vous n'imaginez pas ce qui s'est passé.
Il t'a touché.
Eh bien, son corps, lui, l'a fait.
Et c'est alarmant parce qu'il est en terminale !
***
Entre-temps...
Mince alors. J'aurais dû laver mon uniforme aujourd'hui. Elle n'aurait jamais cru que j'étais en terminale.