Le murmure de la divinité

Des sentiments qui font écho

J'ai vu les rivières tomber amoureuses de la pierre,
se recroqueviller sur eux-mêmes pour faire preuve de patience,
Apprendre à connaître la forme de l'attente.
Même les eaux tourmentées du nord
N'oubliez pas comment revenir.

Garder, ce n'est pas rester seul.
Balance demande un témoin.
Même moi, je l'ai appris.

Ces terres—
mon continent de passages et de champs tranquilles—
endurez-les parce que je ne les retiens pas par la force,
mais par le dévouement à leur devenir.

Je ne recherche pas la domination.
Je recherche de la compagnie.

Dès les premières saisons,
alors que le monde est encore tout neuf entre leurs mains—
huit hivers, neuf—
Je guette ceux qui regardent vers l'invisible,
Comme si quelque chose d'ancien les appelait à rentrer chez eux.

Certaines portent de la lumière dans leurs cheveux,
pâle comme l'aube avant même de connaître son nom.
Ce n'est pas la beauté que je reconnais —
C'est une question de lignée.
Un écho de la femme éternellement jeune
qui a appris à se tenir aux côtés de l'éternité
sans lui demander de se plier.

Ils ne sont pas sans peur.
Et ils ne devraient pas l'être.
Mais leur curiosité demeure.
Ils écoutent.
Ils ressentent la douleur du déséquilibre
et souhaiter, en secret, l'apaiser.

Des défis surviendront.
Ils le font toujours.
mais aucun chemin qui vaille la peine d'être gardé
est fait pour être parcouru seul.

Je recherche ceux qui me soutiendraient,
pas en dessous,
pas en avance,
mais à côté.

Ceux qui pourraient m'entendre
pas comme un ordre,
mais comme une invitation.
Une chaleur derrière les côtes.
Une connaissance qui ressemble à une reconnaissance,
pas d'intrusion.

S'ils répondent—
même en silence—
C'est alors que le lien se crée.

Protégé est un mot humain.
Ce que j'offre, c'est de la compagnie.
à travers les seuils et les années.

Je suis malien.
Surveillant des passages piétons.
Gardien de ce qui doit être partagé.

J'attends — non pas la perfection,
mais pour celui qui brille
et choisit malgré tout de rester.