Notre destin tragique, tome 1

đ™¶đš›đšŠđšđšžđšŠđšđš’đš˜đš— 𝙳𝚊𝚱! đŸ‘šâ€đŸŽ“đŸ‘©â€đŸŽ“

Chapitre 11


Point de vue de Rainne


« Mads ? On peut avoir une conversation privée ? » Je la regarde avec des yeux suppliants.


« Je veux juste savoir
 pourquoi
 trĂšs bien. On n’a pas encore fini, Axel. » Elle me suit jusqu’au jardin oĂč nous nous retrouvons seuls.


« On dirait que Kaiden en sait beaucoup plus que moi
 Est-ce du favoritisme ? » Elle croisa les bras sur sa poitrine.


Je m'assieds à cÎté d'elle et je lui souris.


« Il se trouve que Kaiden a pu m’aider hier soir parce qu’il pouvait se faufiler dehors. »


« Tu aurais au moins dû me demander. »


« Et ensuite, ĂȘtre déçus parce qu’on n’y arrive pas ? Nous savons tous les deux que nos parents sont pareils sur un point : ils nous aiment tellement et ils ne nous laisseront jamais sortir en cachette la nuit. »


« TrĂšs bien
 trĂšs bien. Alors pourquoi es-tu allĂ©e chez lui au milieu de la nuit et y es-tu restĂ©e
 Mon Dieu. »


« Eh bien
 » Je souris et caresse le collier qu’Axel m’a offert.


« Attends
 » Elle me regarde dans les yeux et scrute mon visage. « Tu
 tu es amoureuse d’Ax ? »


J'ai pris une grande inspiration et je lui ai fait un signe de tĂȘte, puis elle a criĂ© et m'a serrĂ©e dans ses bras.


« Tu es sĂ©rieuse ? Oh mon Dieu
 Rainne Eliza ? Tu es complĂštement sĂ©rieuse ? » Son expression est inestimable et il est Ă©vident qu’elle est heureuse.


« Il me manquait Ă©normĂ©ment
 Ces jours oĂč il ne venait pas me voir. Je me suis rendu compte que j’avais dĂ©veloppĂ© des sentiments pour lui, qu’il est important pour moi non pas parce qu’il est mon ami et qu’il m’apprĂ©cie, mais parce que je l’apprĂ©cie vraiment. »


Nous sourions tous les deux, mais en mĂȘme temps, nos yeux sont sur le point de pleurer.


Elle me serre Ă  nouveau dans ses bras et se redresse. « Je suis heureuse pour toi
 Je suis heureuse que tu aies enfin appris Ă  t’ouvrir Ă  quelqu’un qui se soucie vraiment de toi
 »


« Moi aussi, je suis heureuse
 Mais je suis tellement heureuse que j’ai peur. »


« Peur de quoi ? Toute ta vie
 Elle n’a tournĂ© qu’autour d’une seule personne et tu n’étais pas heureuse, mais maintenant
 Tu as enfin Axel, alors pourquoi as-tu peur ? »


« J’ai peur que si je lui dis que je l’aime aussi, il finisse comme Gavin
 c’est-Ă -dire qu’il finisse par me quitter lui aussi parce que mon amour est Ă©touffant. »


« J’en doute
 Axel est trĂšs diffĂ©rent de lui et ton amour n’est pas Ă©touffant, il ne sait tout simplement pas apprĂ©cier les choses authentiques. N’aie pas peur de Rainne, tu mĂ©rites d’ĂȘtre heureuse et Axel est l’homme qu’il te faut. »


« Merci, Mads. En parlant avec toi, je me sens vraiment soulagĂ©e. Je ne sais vraiment pas quoi faire et je ne sais pas comment lui dire que je l’aime aussi. »


« Je suis tellement heureuse d’entendre tout ce que vous avez dit
 Eh bien, avez-vous une idĂ©e du moment oĂč je devrais le lui dire ? »


« Il rentre d’abord chez lui Ă  Londres avant notre stage, donc je compte lui en parler Ă  son retour. »


« Quand est-ce qu’il reviendra ? Et s’il croise son ex lĂ -bas ? Allez, dis-le-lui Ă  la remise des diplĂŽmes. Ce sera le jour idĂ©al pour vous deux. Je sais qu’il reviendra, mais si tu lui dis que tu l’aimes aussi avant qu’il ne rentre chez lui, je suis sĂ»re qu’il trouvera un moyen de revenir ici au plus vite. »


« Mais vous ne trouvez pas que j’ai l’air dĂ©sespĂ©rĂ©e ? Je veux dire
 »


« ArrĂȘte
 tu n’es pas dĂ©sespĂ©rĂ©e, tu es juste amoureuse. »


Je lui ai souri : « D’accord
 Je lui dirai lors de notre remise de diplĂŽmes. »

AprĂšs notre conversation, nous sommes retournĂ©s Ă  la piscine oĂč Mamie Rose Ă©tait avec eux. Elle nous a dit que le dĂźner Ă©tait prĂȘt et que maman allait nous appeler. Madi Ă©tait vraiment ravie pour moi, au point de s'excuser auprĂšs d'Axel sans rien lui laisser paraĂźtre de ce que je lui avais dit un peu plus tĂŽt.


Le dĂźner Ă©tait sympa, ma mĂšre a bien traitĂ© Axel et ça me fait plaisir. Mais Ă  chaque question qu'elle lui pose, je sens une certaine gĂȘne chez lui.


« As-tu des frĂšres et sƓurs ? » m’a demandĂ© mon pĂšre.


À ce moment-lĂ , j'ai vu le visage d'Axel se figer. Il a saisi son verre de vin et l'a bu d'un trait, puis, rĂ©alisant qu'il s'agissait de vin, il s'est soudainement Ă©touffĂ© et je lui ai massĂ© le dos.


« Ça va ? Tenez. » Je lui ai tendu le verre d'eau.


"Merci."


« Ça va, hijo ? » m’a demandĂ© ma mĂšre.


« Oui
 oui
 je vais bien, dĂ©solĂ© pour ça. »


« Ne tenez pas compte de ma question. »


« Non, oncle, ça va. J’ai
 j’ai un frĂšre. »


« Ah bon ? » demande à nouveau ma mÚre.


Kaiden, Madi et moi, on le regarde juste parce qu'on n'a aucune idée de ce qu'il a.


« Oui
 mais je ne veux pas parler de lui. Enfin, il n’est pas lĂ  de toute façon. »


« Bien sĂ»r. D’accord, vous pouvez poursuivre vos plans. Je suis ravie de voir tous les amis proches de ma fille ici. N’hĂ©sitez pas Ă  venir nous voir souvent quand vous aurez un peu de temps libre. »


Ils ont tous acquiescĂ© d'un signe de tĂȘte Ă  mon pĂšre en guise de rĂ©ponse, mes parents se sont excusĂ©s et nous nous sommes dirigĂ©s vers notre chambre d'amis, oĂč se trouvait dĂ©jĂ  tout ce dont nous avions besoin.


« Et toi, Ax ? » lui demande Kaiden, et il se contente de sourire.


« Qu'est-ce qui te prend, mec ? Tu vas rester ? »


« Tu vas rester ? » lui ai-je également demandé.


« Non
 Je souris parce que je suis heureux d’ĂȘtre avec vous. »


« Chix
 » dit Madi en posant sa main sur l’épaule d’Axel. « Tu vas rater beaucoup de choses si tu ne restes pas. »


« Il y aura une prochaine fois
 Je ne peux vraiment pas laisser mon pĂšre seul. »


« Je sais
 Allez, je t’accompagne dehors. » Je lui propose, et alors que Kaiden s’apprĂȘte Ă  dire qu’il viendra avec nous, Madi l’arrĂȘte immĂ©diatement.


« Vas-y
 prends soin de toi, Axel, d’accord ? Envoie-nous un texto et appelle Rainne quand tu rentres. » Madi a donnĂ© cet ordre Ă  Axel, ce qui m’a mis mal Ă  l’aise.


« OK
 Profite bien de ta soirĂ©e. Je dois vraiment y aller, prends soin d’eux, mec. »


« Bien sĂ»r
 Dis bonjour Ă  ton pĂšre de notre part. »


« Je le ferai
 Au revoir. »


Nous sommes sortis et un silence assourdissant s'est installĂ© entre nous jusqu'Ă  ce que nous atteignions la porte d'entrĂ©e. Il restait un dernier pas avant d'atteindre sa voiture et il s'est arrĂȘtĂ©.


« On peut parler ? » m’a-t-il demandĂ© sans me regarder.


« Parler ? Maintenant ? Bien sûr. » Il ouvre l'autre portiÚre de sa voiture et me fait entrer avant de le suivre.


J'étais nerveuse, et c'est la premiÚre fois que je ressens de la nervosité en présence d'Axel, ce qui est tout à fait nouveau pour moi.


« À propos de mon
 mon frĂšre. »


« AĂŻe
 Je suis dĂ©solĂ© si mes parents vous ont mis dans une situation inconfortable il y a quelque temps. »


« C’est mon demi-frĂšre
 »


« Axel
 tu n’es pas obligé  enfin, je sais que tu ne l’es pas
 »


« Je t’aime, Rainne, et pour t’aimer comme je l’aime, je dois au moins te parler de lui. »


Je lui souris et caresse sa main moite. « Je t’écouterai. »


« C’est le fils de ma mĂšre, nĂ© de son premier amour
 Je ne sais pas de qui il s’agit, mais je sais seulement qu’elle aimait cet homme, mais c’était avant. C’est mon petit frĂšre et je l’aime tellement que je ferais n’importe quoi pour lui. »


« Axel ? » J’ai vu qu’il Ă©tait sur le point de pleurer Ă  tout moment, mais il s’est immĂ©diatement essuyĂ© les larmes.


« Comme vous pouvez le constater, ma mĂšre l'a eu alors qu'il Ă©tait mariĂ© Ă  mon pĂšre, mais tout va bien maintenant. Mon pĂšre l'aime Ă©normĂ©ment et le passĂ© est le passĂ© ; il a mĂȘme acceptĂ© mon frĂšre comme son propre fils, mĂȘme s'il n'a dĂ©couvert son existence que lorsque j'avais dĂ©jĂ  18 ans. Ma mĂšre l'a cachĂ© grĂące Ă  la protection d'une amie, car elle pensait que mon pĂšre n'accepterait pas son fils
 »


Il me regarde et sourit : « Il est dans le coma en ce moment
 » Puis des larmes coulent sur ses joues.


« Axel
 » J’ai envie de pleurer parce que je ressens toute la douleur qu’il endure en ce moment.


« Il
 il est tombĂ© amoureux et le jour oĂč il allait lui avouer ses sentiments
 c’est ce jour-lĂ  qu’il a eu un accident qui l’a plongĂ© dans le coma pendant prĂšs de quatre ans. »


Je le serre dans mes bras et lui caresse le dos pendant qu'il pleure encore
 C'est la premiÚre fois que je vois Axel pleurer et se sentir vulnérable.


« Tout ira bien, Ax
 Tu iras bien, et ton frĂšre aussi
 » Je sens la force de son Ă©treinte, comme s’il puisait sa force en moi. « Pleure jusqu’à ce que tu ailles mieux
 Je suis lĂ . »



Lorsqu'il finit par se calmer et se détendre, il se dégage de mon étreinte.


« Ceci n’est qu’une partie de la vĂ©ritĂ© sur mon frĂšre et mon histoire
 BientĂŽt
 je vous dirai tout. »


Je lui ai souri et j'ai hochĂ© la tĂȘte.


« Merci de m’avoir Ă©coutĂ©e, Rainne
 Cela compte beaucoup pour moi. »


« Je suis juste là
 Merci de m’avoir permis de voir une autre facette de toi, le faible Axel qui sait aussi pleurer. »



« Tu devrais entrer
 Je suis contente que tu sois lĂ  avec moi, Rainne. »


Je lui souris. « Je suis toujours là
 Rentre chez toi, je suis sĂ»re que tonton t’attend. À lundi. »


Il hocha la tĂȘte et sortit de sa voiture avant d'ouvrir la portiĂšre de mon cĂŽtĂ©. Il m'accompagna jusqu'Ă  la porte d'entrĂ©e.


« Bonne nuit, capitaine »


« Bonne nuit et rentrez bien chez vous. »


Nous lui avons fait un signe d'adieu, et lorsque sa voiture a enfin disparu de ma vue, j'ai décidé de rentrer et de rejoindre mes amis.


Kaiden et Madi jouaient Ă  la Xbox quand je suis entrĂ© dans la chambre. Ils l'ont immĂ©diatement Ă©teinte dĂšs qu'ils m'ont vu. Nous nous sommes tous assis sur le lit et ils Ă©taient prĂȘts Ă  me poser des questions.



« Et alors ? » commença Madi.


« Et alors ? » je réponds.


« Et cette histoire de frĂšres et sƓurs ? » me demanda Ă  nouveau Madi.


« Eh bien
 je n’en sais rien non plus. »


« On connaĂźt Axel
 Laissons-lui le temps de s’ouvrir Ă  nous », dit Kaiden en me regardant. Je lui souris.


Nous passons la soirĂ©e Ă  regarder des films sur Netflix et Ă  discuter de notre avenir. Madi est tellement enthousiaste Ă  l'idĂ©e de poursuivre son rĂȘve Ă  New York et nous la soutenons dans ce projet.


Madi dort déjà et il ne reste plus que Kaiden et moi. Nous avons décidé de prendre de la glace et de la manger sur le balcon.


« Tiens
 » Kaiden me tendit un yaourt glacĂ©, car je n’ai pas le droit de manger de glace.


« Je ne peux pas te tromper
 »


Il me sourit
 « Alors
 ça vaut le coup ? »


Je sais qu'il fait rĂ©fĂ©rence Ă  la nuit que j'ai passĂ©e avec Axel. « Je crois
 Tout est clair maintenant
 »


« Je suis content pour toi
 Tu mĂ©rites d’ĂȘtre heureuse. » Il me caressa la tĂȘte en souriant. « Mais
 je voulais juste ĂȘtre franc avec toi, puisque je suis ton meilleur ami. »


"Bien sûr
"


« Je veux dire
 Ax t’aime tellement et si tu penses que ce que tu ressens pour lui est de l’amour amical et du simple rĂ©confort
 je pense qu’il ne mĂ©rite pas ça
 Tu ne crois pas ? »


J'ai contemplĂ© le ciel dĂ©gagĂ© et pris une profonde inspiration avant de le regarder et de lui sourire avec assurance. « Je serais une garce si je te disais que je n'y avais pas pensé  J'ai du mal Ă  faire confiance, tu le sais, mais Axel a facilement gagnĂ© la mienne
 Il est devenu un de mes piliers, tout comme toi et Mads
 Alors, ces jours oĂč il ne me rend pas visite me brisent le cƓur
 Ne pas savoir pourquoi il prend ses distances me rend triste
 Je dois dire que j'avais l'habitude de l'avoir Ă  mes cĂŽtĂ©s et que je me sentais vraiment bien avec lui
 que je voulais ĂȘtre avec lui tout le temps
 Non pas parce que c'est un bon ami, mais parce que
 je l'aime
 » Je n'ai pas remarquĂ© que mes larmes coulaient dĂ©jĂ  sur mes joues et Kaiden m'a serrĂ©e dans ses bras.


« Rainne
 chut »

« Je l’aime et c’est un amour dĂ©sintĂ©ressé  »


Il m'a repoussĂ©e pour me dĂ©gager de notre Ă©treinte et m'a souri : « Alors je suis heureux pour toi
 toi et Axel mĂ©ritez d'ĂȘtre heureux. »


« Je suis maintenant prĂȘte Ă  lui dire que je l’aime
 le jour de notre remise de diplĂŽmes
 je le lui dirai. »


Il me sourit. « Tu as mon soutien à 100 %. »


« Merci, Kai
 J’ai tellement de chance de vous avoir, toi et Mads, Ă  mes cĂŽtĂ©s
 »


« Parce que nous vous aimons
 »


AprÚs avoir parlé de tant de choses sur la vie, nous avons décidé d'aller nous coucher vers minuit et demi.



Le jour de la remise des diplîmes



Le jour de notre remise de diplÎmes, la joie était palpable. Le bonheur se lisait sur tous les visages. Des larmes de joie perlaient sur les joues des parents et des élÚves qui recevaient enfin leur diplÎme ce jour-là.


Comme indiqué, Gavin Mowry est le major de notre promotion, non pas parce qu'il est le fils du directeur, mais parce qu'il est vraiment intelligent. Ce que j'admire particuliÚrement chez lui, c'est qu'il prononce des discours trÚs touchants et motivants pour chacun. Cela m'a fait pleurer un instant, tant je suis fier de lui.


« Aujourd'hui est le jour dont nous avons tous rĂȘvĂ©. Quand je suis arrivĂ© Ă  Monarchs, j'Ă©tais insouciant et je le suis toujours. (Rires) Je n'aurais jamais imaginĂ© me retrouver ici Ă  prononcer ce discours devant vous, car je croyais que chacun de ces diplĂŽmĂ©s avait travaillĂ© dur pour en arriver lĂ , mais j'ai Ă©tĂ© choisi. Je tiens Ă  remercier chaleureusement tous mes professeurs qui m'ont poussĂ© Ă  me dĂ©passer. Je sais que mon franc-parler peut parfois vous agacer, mais c'est ma nature et je ne m'en excuse pas. Sinon, comment pourriez-vous me challenger ? (Rires). À ma famille, qui m'inspire depuis l'enfance. À mes amis, qui ont Ă©tĂ© mon pilier tout au long de ce parcours, et Ă  vous
 (Il me regarde et sourit Ă  l'assemblĂ©e) vous qui ĂȘtes ma raison d'envisager l'avenir avec optimisme
 merci ! À tous les diplĂŽmĂ©s, cette journĂ©e est la vĂŽtre. Ce soir, vous pourrez vous regarder dans le miroir et vous dire
 » Vous avez surmontĂ© tous les obstacles qui semblaient se dresser contre vous ; qu’il s’agisse de votre passĂ©, d’expĂ©riences malheureuses ou de personnes qui vous disaient que vous n’y arriveriez pas. Et pourtant, vous l’avez fait ! Certes, certaines personnes vous ont aidĂ©, mais au final, il n’y a que vous.


Alors, sois fier de toi et pardonne-toi qui tu étais. Car tu as réussi !


Tout le monde offre une ovation debout et une salve d'applaudissements Ă  Gavin, et j'en fais partie.


Notre cérémonie de remise des diplÎmes s'est terminée ainsi, et nous, les diplÎmés, avons chanté une derniÚre fois l'hymne de notre université.


Mes camarades de promo ont pris tellement de photos de nous
 Nos amis des annĂ©es infĂ©rieures et des diffĂ©rents dĂ©partements aussi, mĂȘme mes admirateurs d’autres dĂ©partements m’ont offert des cadeaux. Nous avons pris une photo ensemble avec nos professeurs, nos parents et nos amis.


J'étais occupée à prendre des photos avec mes parents quand Gavin m'a demandé de prendre une photo avec lui.


« Tu peux nous prendre en photo ? » demanda Gavin Ă  Blake en lui tendant l’appareil photo.


« D’accord
 Rapproche-toi
 souris
 1
 2
 3
 Bien
 une autre photo
 Gav, mets ton bras autour de son Ă©paule. »


Gavin me regarde et je souris simplement avant qu'il ne passe son bras autour de mon épaule



« Bien
 1
 2
 3
 sourire
 Parfait. » Il tendit l’appareil photo Ă  Gavin.


« Merci frĂ©rot
 Rainne, on peut parler ? » m’a-t-il demandĂ©.


« Parler ? Parler de
 »


« Rainne
 » Madi court vers moi
 « Allez, viens
 Qu’est-ce que tu fais encore lĂ  ? Axel te cherche. » Puis elle aperçut Gavin. « AĂŻe
 Salut, Gav. »

"Salut.."


« J’irai plus tard
 Vas-y. » dis-je Ă  Madi, qui hocha simplement la tĂȘte avant de nous quitter, Gav et moi. « Alors, tu disais ? »


« Oh
 je voulais juste vous fĂ©liciter
 »


Je lui ai souri, mais avec une pointe de confusion
 Est-ce que j’attendais quelque chose de sa part ? « FĂ©licitations Ă  vous aussi
 C’est sans doute vous qui avez prononcĂ© le discours. »


« Merci
 enfin
 je crois que vos amis vous cherchent
 Je dois y aller aussi, Lorrie m’attend sans doute. »


« Ouais
 » Puis j’ai commencĂ© Ă  m’éloigner



Alors que je m'approche d'Axel, je sais qu'il est temps pour moi de laisser derriÚre moi mon passé, et notamment Gavin. Je dois maintenant faire face au présent, à cet homme allongé sur le terrain de football, son ballon de foot lancé en l'air. Je m'approche et m'assieds prÚs de lui.


« OĂč est ton pĂšre ? » je demande.


« Il parle Ă  certains de nos professeurs
 alors, tenez
 » Il s’assit Ă  cĂŽtĂ© de moi et me tendit une petite boĂźte. « FĂ©licitations pour votre remise de diplĂŽme, Capitaine ! »


Je lui ai souri et j'ai attrapĂ© la boĂźte avant de l'ouvrir. Elle contenait un bracelet Pandora avec une toge en guise de pendentif
 « Waouh ! Il est magnifique
 merci, Ax. » Il prend le bracelet et me le met au poignet.


« C’est mĂȘme magnifique Ă  votre poignet
 »


« Je crois que tu choisis aussi des sujets un peu niais parce que tu es douĂ© pour ça
 » et nous avons ri tous les deux. Je lui ai tendu un petit sac en papier oĂč se trouvait mon cadeau.


« Qu’est-ce que c’est ? » me demande-t-il.


«Ouvre-le »


Il ouvre le sac en papier et en sort une montre-bracelet en argent personnalisée avec ses initiales gravées dessus.


« C’est
 vraiment gentil de votre part. » Il retira sa montre et mit le chapeau que je lui avais offert. « Il est magnifique. »

« Félicitations pour votre remise de diplÎmes ! »


Il me sourit : « Merci
 »


Mon tĂ©lĂ©phone sonne, c'est maman
 « Maman ? D'accord
 J'arrive dans une minute
 Au revoir ! »


« Ils te cherchent
 Allons-y. » Il s’est levĂ© et m’a aidĂ© aussi.


Alors que nous marchons, je lui saisis le bras, ce qui le fait s'arrĂȘter. « Nous n'avons pas encore de photos ensemble en toge. »


« Oui
 j’en ai plein de toi sur mon tĂ©lĂ©phone
 Tiens, prenons notre photo ici. »


Axel a commencĂ© Ă  prendre notre photo ensemble, puis, pour la derniĂšre prise
 j’ai transformĂ© la camĂ©ra en camĂ©ra vidĂ©o




« Axel Mendez
 Ce sera notre derniĂšre photo en tant qu’amis
 »


Il m'a regardé avec confusion
 puis je lui ai souri.


"Capitaine?"


« Je sais que tu as trop attendu, mais si tu veux toujours que je sois ta petite amie
 »


« Bien sĂ»r
 C’est ce que j’ai toujours voulu
 »


« Alors dis bonjour Ă  la camĂ©ra, chĂ©ri
 » Il regarde la camĂ©ra et rĂ©alise que c’est une vidĂ©o
 Il rit et me prend dans ses bras
 il me repousse lĂ©gĂšrement et s’empare de la camĂ©ra avant de la pointer sur nous



« Je suis le petit ami de Rainnes
 wooooooooo ! Je suis enfin son petit ami
 Je vous aime, Capitaine. Merci ! » Il me serre de nouveau dans ses bras et je sens qu’il pleure
 « Merci
 merci de me permettre de vous aimer. »


« Moi aussi je t’aime, Axel
 »


« Vous avez entendu ça ? Vous avez entendu ça ? Elle m’aime
 Mon capitaine m’aime  »


J'ai pris la caméra et j'ai éteint la vidéo.


« DĂ©solĂ© de m'en rendre compte si tard
 »


« Non
 ne dis pas ça
 Je suis juste heureuse et c’est tout ce qui compte pour moi maintenant
 » Il me caresse la joue. « Tu es le plus beau cadeau que j’aie jamais reçu
 Je t’aime, Rainne. »


"Je t'aime aussi.."


« Partageons la bonne nouvelle avec nos amis
 »


Je lui ai fait un signe de tĂȘte et j'ai souri. Il m'a pris la main et nous avons commencĂ© Ă  marcher. Je peux encore voir son sourire du coin de l'Ɠil et ça m'a fait tellement plaisir de le voir heureux.


Quand nous arrivons dans le hall
 nos amis nous regardent, nos mains entrelacĂ©es. Ça me fait rougir, parce que c’est comme si on criait Ă  tout le monde qu’on est en couple maintenant. Axel lĂšve les bras et nos amis hurlent de joie. Madi et Kai accourent aussitĂŽt vers nous et nous prennent dans leurs bras.


« Enfin ! » dirent-ils en chƓur.


« Je sais, hein ? » leur dit Axel, et nous rions tous. Puis j’ai vu mes parents arriver, les yeux de ma mĂšre rivĂ©s sur nos mains entrelacĂ©es.


« Je vois un couple heureux ici, je suppose », dit mon pÚre, avant de nous prendre dans ses bras, Axel et moi. « Je suis heureux pour vous deux. »


« Merci, Monsieur
 »


Ma mĂšre me serre dans ses bras et embrasse Axel sur la joue avant de sourire
 « Eh bien
 ne fais pas de mal Ă  notre princesse. »


« Oui, maman. Je ne le ferai pas. »


« Allez Axel, appelle-nous simplement Oncle et Tante
 » Mon pĂšre dit que ça a fait sourire Axel.


« Ouais... merci oncle Jin et tante Jen. »


« Merci maman et papa ! »


Ils me prennent tous les deux dans leurs bras
 et m’embrassent sur le front. Nous sommes absorbĂ©s par notre conversation quand quelqu’un appelle Axel : c’est l’oncle Al, le pĂšre d’Axel.


« Te voilĂ  enfin, mon fils
 Oh
 salut, Rainne. » Il m’embrasse sur la joue.


«Salut oncle AL.»


« Salut
 » L’oncle Al salue mes parents et mes amis.


« Bonjour
 Alors, vous ĂȘtes le pĂšre d’Axel ? Je suis Jin Henderson, le pĂšre de Rainnes, et voici ma femme, Jen. »


« Bonjour
 J’ai enfin eu l’occasion de rencontrer les parents de Rainnes. EnchantĂ©(e) de faire votre connaissance. »


« La nÎtre aussi. »


« Au fait papa
 voici mes amis : Madi et Kaiden. »


« Salut oncle Al ! » Kaiden et Madi le saluent à l'unisson.


« Bonjour
 J’ai beaucoup entendu parler de vous
 Merci d’avoir si bien pris soin de mon fils. »


« Axel est quelqu’un de bien
 Il n’est pas difficile d’ĂȘtre ami avec lui. »


"Merci."


« Nous fĂȘtons ça chez nous plus tard
 Si tu n’as rien de prĂ©vu, tu pourrais peut-ĂȘtre te joindre Ă  nous. Ce serait aussi l’occasion de cĂ©lĂ©brer la relation de nos enfants », dit mon pĂšre.


« Vraiment ? Eh bien
 je pense que c’est une bonne idĂ©e. Merci de nous avoir invitĂ©s. »

« De rien
 Vous deux, vous pouvez nous rejoindre plus tard. »


« Oui, oncle Jin. »


« Mon mari et moi devons y aller maintenant
 Nous avons beaucoup de choses Ă  prĂ©parer pour plus tard
 et toi, Rainne ? » m’a demandĂ© ma mĂšre.


Je regarde Axel
 puis il me sourit.


« Tante Jen
 Puis-je emmener Rainne dĂ©jeuner d’abord ? Je la ramĂšnerai Ă  la maison avant le dĂźner. »


Ma mĂšre regarde mon pĂšre, qui se contente de sourire et d'acquiescer.


« TrĂšs bien
 Assure-toi juste d’ĂȘtre Ă  la maison avant le dĂźner. »


« Oui, on le fera », ai-je répondu en serrant ma mÚre dans mes bras, puis je lui ai murmuré : « Merci maman ! » avant de me redresser et d'enlacer mon pÚre.


« À plus tard
 À plus tard, M. Mendez »


« À bientĂŽt ! ​​» Puis mes parents ont commencĂ© Ă  partir.


« Je dois y aller aussi
 Ma mĂšre m’a dĂ©jĂ  envoyĂ© un texto », dit Madi.


« Moi aussi. À plus tard si l'occasion se prĂ©sente, et je suis content pour vous deux. » Kaiden nous prend tous les deux dans ses bras et tape sur l'Ă©paule d'Axels. « Prends bien soin de mon meilleur ami, frĂ©rot. »


Axel lui sourit : « Je le ferai
 »


« Au revoir les gars ! Au revoir oncle Al, c’était un plaisir de vous rencontrer », dit Madi, et ils commencĂšrent tous les deux Ă  nous quitter.


Je sens la main chaude d'Axel
 et je vois son sourire à son pùre.


« On va dĂ©jeuner ? » demanda l’oncle AL, et nous avons tous les deux acquiescĂ©.


Nous nous rendons en voiture Ă  un restaurant privĂ© situĂ© dans un gratte-ciel d'oĂč l'on aperçoit tout Forks. En nous dirigeant vers notre table rĂ©servĂ©e, je remarque qu'elle est trop grande pour nous trois, mais je ne prends pas la peine de le signaler Ă  mon oncle.

Axel s'est assis Ă  cĂŽtĂ© de moi et a commencĂ© Ă  jouer avec ma main
 puis soudain, nous avons entendu la voix de quelqu'un qui lisait l'histoire d'un garçon qui avait un grand rĂȘve. J'ai alors vu qu'Axel avait les larmes aux yeux en Ă©coutant le rĂ©cit. Lorsque la femme eut terminĂ©, elle s'est approchĂ©e d'Axel et l'a pris dans ses bras.


« Félicitations pour ta remise de diplÎme, mon fils ! »


Et voilĂ , tout est expliqué  Cette femme est la mĂšre d’Axels.


« Tu ne cesses de me surprendre ! Merci d'ĂȘtre venue, maman ! »


« Bien sĂ»r ! Je n’ai pas encore fini
 sors maintenant. »


Puis une femme mince et belle, les mains couvertes de gĂąteau, s'approche de nous.


« FĂ©licitations, El ! » Il pose le gĂąteau et embrasse Axel sur la joue. « Tiens. » Il tend une petite boĂźte Ă  Axel. « Ouvre-la ! » Axel me regarde avant d'ouvrir la boĂźte
 C'est une montre ! La jeune fille s'en empare et prend la montre que j'ai donnĂ©e Ă  Axel, mais avant qu'il ne puisse la prendre, Axel l'arrĂȘte.


« Merci pour ce cadeau, Ash. » Il prend la montre et la range dans la boĂźte, puis il me prend la main. « Maman
 Ash, je te prĂ©sente Raine, ma copine ! »


J'ai vu à quel point sa mÚre était choquée, mais elle avait aussi l'air heureuse, tandis que la petite fille nommée Ashton semblait si triste.


« EnchantĂ©e de vous rencontrer ! » J’ai tendu la main et au lieu de la saisir, Mme Mendez m’a serrĂ©e dans ses bras.


« Alors, tu es Rainne
 Ravie de faire enfin ta connaissance. » Puis elle m’a embrassĂ©e sur la joue avant de me laisser partir.


« Enchantée de faire votre connaissance également, Mme Mendez ! »


«Appelez-moi simplement tante Bianca.»


« Je le ferai
 » Puis je lui ai souri.


« Oh
 Euh
 Voici Ashton. » Tante Bianca a l’air nerveuse en me prĂ©sentant Ă  Ashton et je ressens un malaise palpable.


« Salut
 Je suis Ashton ! EnchantĂ© de faire votre connaissance, Rainne. »


« Enchantée de faire votre connaissance également, Ashton. » Puis nous nous faisons un petit bisou sur la joue.


« TrĂšs bien ! Je pense qu’on devrait manger maintenant. » L’oncle Al rompt le silence gĂȘnant.


Nous avons tous pris place et commencĂ© Ă  manger. Je vois bien le regard d'Ashton sur Axel et je sens Ă  quel point Axel est mal Ă  l'aise. Nous avons beaucoup parlĂ© de tout et de rien, ce qui m'a fait oublier la situation embarrassante. J'ai dĂ©couvert que tante Bianca Ă©tait l'auteure du livre que mon pĂšre m'avait prĂȘtĂ©.


« Je peux te parler une minute, L ? » demande Ashton Ă  Axel, et avant mĂȘme de rĂ©pondre, elle se lĂšve et sort de la piĂšce.


J'ai caressé la main d'Axel et lui ai souri, puis il s'est levé et a suivi Ashton dehors.

































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