Désolé, pas désolé

Chapitre 2 đŸ„€

« Jongdae ! »

Baekhyun a prononcé mon nom.

Je savais que tout le monde Ă©tait surpris de me voir ici. Sauf une personne, qui ne m'avait pas remarquĂ©e et Ă©tait toujours occupĂ©e Ă  ses affaires. Comme il Ă©tait dĂ©jĂ  trop tard, je me suis forcĂ©e Ă  les saluer : « Salut tout le monde. » Je me suis approchĂ©e d'eux avec un large sourire forcĂ©. PlutĂŽt une grimace, peut-ĂȘtre. J'avais le cƓur lourd. Je ne pouvais pas mentir et dire que j'allais bien alors que la source de mon bonheur me faisait souffrir si ouvertement. « Qu'est-ce que vous allez faire ? » J'ai jetĂ© un coup d'Ɠil Ă  Chanyeol, qui Ă©tait sous le choc de me trouver lĂ .

« Salut Jongdae. C’est rare que tu viennes ici, je ne m’y attendais pas. »

Chanyeol poussa la femme lĂ©gĂšrement vĂȘtue presque au sol. Puis il se planta face Ă  moi, maladroitement, la salive aux commissures des lĂšvres. Remarquant peut-ĂȘtre mon attention, il s'essuya nĂ©gligemment. La brise froide de la nuit me picota la peau quand Lay passa soudain son bras autour de mes Ă©paules.

« Fixe-le sans rien dire. Allez, assieds-toi », m’invita-t-il. Je ne rĂ©pondis pas Ă  l’homme qui m’avait amenĂ©e lĂ . Mais quand celui nĂ© le 7 octobre m’éloigna de Chanyeol, je ne pus que le suivre, rĂ©signĂ©e. Je jetai un regard déçu Ă  Chanyeol. Son regard, un regard que je n’avais jamais su dĂ©chiffrer, Ă©tait maintenant vide.

Je devrais ĂȘtre déçue de lui, n'est-ce pas ? Mais mon cƓur et ma raison, stupides, gardaient encore espoir. Le pouvoir de l'amour et de la confiance peut changer quelqu'un en mieux, n'est-ce pas ? Je l'espĂ©rais vraiment.

« Tu es vraiment stupide ? »

Lay m'a fait asseoir entre les pneus de bus soigneusement empilés pendant que Xiumin insultait Kai.

« Je n’aurais pas dĂ» te prĂȘter ma moto, c’est trop tard maintenant. » Xiumin s’assit, l’air absent, les yeux fixĂ©s sur Kai avec intensitĂ©.

« Je ne sais pas ! » Kai fit un geste de paix avec son index et son majeur. Il regarda l'homme aux yeux monotones avec regret. « Je suis désolé, d'accord ? »Hyung ?

« Ne pardonne pas si facilement, sinon ils te referont la mĂȘme chose ! » Je me suis tournĂ©e vers Kyungsoo, qui criait, me provoquant. J'ai grimacĂ©, l'estomac nouĂ©, car ces mots semblaient me frapper en plein visage.

« Je suis d'accord avec Kyungsoo », répondit Luhan. « N'est-ce pas, Chanyeol ? »

Mon cƓur s'est arrĂȘtĂ© net, comme si ma circulation sanguine s'Ă©tait interrompue. J'ai tentĂ© de me distraire en fixant mes chaussures quand le nom m'a frappĂ©e de plein fouet. J'attendais la rĂ©ponse de Chanyeol Ă  la question de Luhan, une question Ă  laquelle je n'Ă©tais pas prĂȘte Ă  entendre. Mais mon corps s'est figĂ©. La voix de l'homme ne s'est jamais fait entendre. Peut-ĂȘtre valait-il mieux se taire que de dire un mot, n'est-ce pas ?

IntriguĂ©, je relevai la tĂȘte. « Hik. »

Mon corps semblait déraciné, tant la silhouette se dressait au-dessus de moi. Son visage était impassible, un contraste saisissant avec celui qui avait jadis captivé mon attention. J'aurais dû m'en rendre compte dÚs que j'ai aperçu sa véritable apparence, mais mon subconscient m'obligeait encore à rejeter tout ce que j'avais vu.

J'ai eu un autre hoquet quand Chanyeol m'a serrĂ© le poignet si fort, comme s'il dĂ©versait toute sa frustration sur moi. Il m'a entraĂźnĂ©e loin de son repaire, mes pieds mal prĂ©parĂ©s ont failli trĂ©bucher, mais Chanyeol a semblĂ© s'en apercevoir et m'a tirĂ©e encore plus fort. « Je veux encore
 »

« Pouvez-vous faire silence ? »

Mon corps a tressailli dĂšs que Chanyeol m'a criĂ© dessus. C'est moi qui devrais ĂȘtre en colĂšre, non ? Mais
 c'est moi qui devrais ĂȘtre furieux de voir ma copine embrasser quelqu'un d'autre en public ! Si ce n'Ă©tait pas un lieu public et qu'il y avait eu beaucoup de monde, n'auraient-ils pas fait quelque chose de bien plus intime ? C'est moi qui devrais ĂȘtre en colĂšre, lui crier dessus et l'entraĂźner loin d'ici ! C'est moi qui devrais


Je ne peux pas ! Je ne peux pas faire tout ce que je pense, tout se passe dans ma tĂȘte, mon corps et mon Ăąme sont enchaĂźnĂ©s par Chanyeol, je ne suis plus libre, je suis enchaĂźnĂ©e.

Je me mordis la lÚvre inférieure lorsque Chanyeol me tendit brutalement le casque, m'ordonnant silencieusement de le mettre. Un simple regard perçant me suffit pour comprendre ce qu'il voulait dire. J'avais tant de choses à lui dire. Mais l'univers semblait refuser de m'en donner la permission.

Le vrombissement des motos rĂ©sonnait Ă  l'endroit oĂč je venais de m'arrĂȘter. Ma tĂȘte se tourna instinctivement, les yeux Ă©carquillĂ©s de confusion, tandis que tant de motards passaient Ă  toute vitesse, saccageant les lieux. Les amis de Chanyeol, encore prĂ©sents, restaient plantĂ©s lĂ , les poings serrĂ©s de rage. Certains tentaient de riposter, en donnant des coups de pied ou de poing, mais ils manquaient toujours leur cible.

J'ai poussé un autre cri de douleur quand Chanyeol m'a soudainement mis le casque auquel je m'accrochais. Sans prévenir, il m'a soulevée et m'a fait monter sur son dos. « Mais qu'est-ce qui se passe ? »

« Tais-toi et suis le mouvement », répondit Chanyeol sÚchement.

Je l'enlaçai fort par la taille et posai ma tĂȘte sur son Ă©paule tandis que la moto dĂ©marrait Ă  toute vitesse. J'avais l'impression de flotter, ballottĂ©e par un vent impitoyable qui semblait me pĂ©nĂ©trer par tous les pores. Mes mains agrippaient ses vĂȘtements, les yeux fermĂ©s, tandis que Chanyeol conduisait sa moto Ă  toute allure. J'avais l'impression de voler, secouĂ©e de secousses incessantes, et la douleur Ă©tait insoutenable, surtout aux fesses. Je luttais contre la nausĂ©e ; ce n'Ă©tait pas la premiĂšre fois que Chanyeol m'emmenait faire un tour aussi fou Ă  moto, mais malheureusement, je n'y Ă©tais toujours pas habituĂ©e.

Tout, dans ma tĂȘte, en ce moment, ressemble Ă  un cauchemar oĂč les muscles de mes mains me font terriblement mal pour m'accrocher, sinon je vais tomber et mourir au milieu de la route parce qu'un camion va me renverser.

Dans mes paupiÚres closes, il n'y avait que l'obscurité, ponctuée d'éclairs sporadiques. Soudain, la vitesse et le vrombissement de la moto que je conduisais diminuÚrent. Je restai immobile ; j'étais bien installé et je n'avais aucune intention de bouger tant que la personne que j'étreignais ne se serait pas essoufflée.

J'ai levĂ© la tĂȘte. J'ai vu Chanyeol enlever son casque. Perplexe, j'ai regardĂ© autour de moi tandis qu'il descendait de sa moto. À la hĂąte, j'ai enlevĂ© mon casque et je l'ai suivi dans
 euh
 sa maison.

Personne n'habite ici Ă  part Chanyeol.

Chanyeol alluma la lumiĂšre et se dirigea vers la cuisine. Je le suivis en silence, brĂ»lant d'envie de lui demander ce qui Ă©tait arrivĂ© Ă  ses amis, mais pas encore ! Je n'en avais pas le courage. Le silence rĂ©gnait, seulement troublĂ© par le bruit de nos pas. D'un autre cĂŽtĂ©, j'Ă©tais curieux de savoir qui Ă©taient ceux qui m'avaient agressĂ©.camp de baseChanyeol, c'Ă©tait avant, mais d'un autre cĂŽtĂ©, ce baiser me hante encore. Quand j'y repense, j'ai soudain le cƓur serrĂ©, surtout en voyant son visage d'apparence si innocente. Peut-ĂȘtre vaut-il mieux attendre que Chanyeol en parle lui-mĂȘme plutĂŽt que de chercher les ennuis.

« Qu’est-ce que vous vouliez me dire quand vous m’avez demandĂ© de vous rencontrer ? »

J'ai sursauté. « Hein ? » Mon regard, fixé sur son dos, s'est soudain posé sur sa large poitrine. Malgré notre grande différence de taille, il m'aurait suffi de lever légÚrement les yeux pour voir son visage, ce que, malheureusement, je n'ai pas pu faire. C'était trop lùche !

Attends, c'est vrai. Je devais lui dire quelque chose cet aprÚs-midi, mais tout a été mis en suspens à cause d'un fichu malentendu
 Attends ! Le baiser de Chanyeol avec cette fille a aussi été mal interprété ? Comme celui de Sehun et moi au parc ? Et si tout cela était vrai ?

J'ai grimacé en touchant mon ventre plat avec ma main.

Chanyeol fronça les sourcils. « Tu as faim, Dae ? »

J'ai secouĂ© la tĂȘte avec un lĂ©ger sourire. Chanyeol m'avait appelĂ©e par mon surnom, et cela a suffi Ă  faire frĂ©mir de joie le plus profond de mon cƓur ; j'avais l'impression d'avoir de nouveau des papillons dans le ventre et dans la tĂȘte.

Chanyeol ouvrit son réfrigérateur et en sortit plusieurs paquets.ramyeonet de la viande. J'ai pris l'initiative de faire chauffer de l'eau quand la voix que j'appréciais depuis un an a dit : « Tu me trompes avec ta propre cousine ? »

Cette question m'a prise au dĂ©pourvu alors que c'est moi qui aurais dĂ» ĂȘtre en colĂšre !

« Que veux-tu dire, Chan ? » demandai-je, incrĂ©dule. Une petite voix intĂ©rieure me disait que Chanyeol me mĂ©prisait, mais d’un autre cĂŽtĂ©, je me sentais coupable mĂȘme si je savais pertinemment que ce n’était pas ma faute, c’était entiĂšrement la faute de Sehun !

Chanyeol prit une profonde inspiration. « Avez-vous quelque chose à dire concernant l'étreinte et le baiser de tout à l'heure ? Je l'ai vu de mes propres yeux ! » s'exclama-t-il d'une voix forte.

« C’est pas plutĂŽt l’inverse ? » J’ai Ă©teint le feu, me suis retournĂ©e et l’ai fusillĂ© du regard. Ses yeux ronds, d’habitude mes prĂ©fĂ©rĂ©s, me fixaient maintenant avec agacement. « Je t’ai vu embrasser quelqu’un d’autre dans le salon. »camp de base !« Devant tes amis, que je connais aussi trĂšs bien ! » Je n’ai pas baissĂ© la voix pour autant. « Et puis, tu es folle de m’accuser de te tromper avec Sehun ? Tu sais que nous sommes frĂšre et sƓur, comment aurais-je pu lui faire une chose pareille ! »

Chanyeol se frotta le visage avec force. « Et tu utilises ça comme excuse pour te venger de mon infidélité, Kim Jongdae ? »

« Je n’ai rien fait ! Je te respecte et t’aime toujours autant ! » J’ai explosĂ© de colĂšre. J’en avais assez de jouer les gentils. « C’est moi qui devrais te dire pourquoi tu m’as trompĂ©e ! Ce n’est pas la premiĂšre fois, Park Chanyeol ! »

« Dae, tu ne comprends pas. »

« Qu’est-ce que je ne comprends pas ? Satisfaire tous vos dĂ©sirs Ă©goĂŻstes ! »

Chanyeol franchit le bantri (une petite barriÚre qui nous séparait). Paniquée, je reculai. Mais ses longues jambes me rattrapÚrent sans peine. Sa main agrippa mon poignet. Je réprimai un gémissement de toutes mes forces. Ce n'était pas la premiÚre fois que nous nous battions, et Chanyeol avait toujours tendance à la violence !

J'ai vu les yeux de Chanyeol s'empourprer de colÚre. J'étais déjà assez habituée à voir cette silhouette diabolique.

Chanyeol rapprocha son visage du mien. Le bruit de sa respiration haletante était palpable contre ma peau.

« Je t’aime tellement. » La voix de Chanyeol s’adoucit. « Mais tu me laisses toujours tomber dans tout ! »

J'ai instinctivement lùché prise et me suis bouchée les oreilles. Terrifiée, j'ai fermé les yeux trÚs fort. J'ai pleuré en silence. J'avais la poitrine serrée et c'était tellement douloureux d'entendre quelqu'un qu'on aime nous crier dessus avec autant de colÚre.

« HĂ©, hĂ©, pourquoi tu pleures ? » Le ton de sa voix changea de nouveau. Puis, il me serra fort dans ses bras, comme si j'allais le quitter, tandis que ma tĂȘte Ă©tait enfouie contre sa large poitrine. Sa main caressa doucement mes cheveux, ses lĂšvres embrassĂšrent mon front Ă  plusieurs reprises. « Je suis dĂ©solĂ©, d'accord ? » supplia Chanyeol, tandis que je faisais de mon mieux pour ne pas fondre Ă  nouveau en larmes. « C'Ă©tait ma faute. »

Je ne l'ai jamais vraiment compris.

Je sanglotais encore lorsque Chanyeol m'a conduite dans sa chambre. Il m'a serrĂ©e de nouveau dans ses bras et m'a allongĂ©e, ma tĂȘte posĂ©e sur sa poitrine. « Je suis dĂ©solĂ© », a-t-il rĂ©pĂ©tĂ©.

C'est ce qui me donne la force de continuer. J'espÚre que ses excuses et ses remords ne sont pas que des bulles dans l'océan qu'il répétera sans cesse.

« Je suis dĂ©solĂ© », murmura Chanyeol. « Cette femme
 J’ai fait une erreur, et je ne la referai plus. »

Vous disiez la mĂȘme chose il y a deux mois, n'est-ce pas ?

Mais je crois fermement qu'un jour tu deviendras une meilleure personne.

J'ai retenu mon souffle lorsque Chanyeol a commencé à embrasser le creux de mon cou. Son souffle chaud m'a fait frissonner. Ses baisers ont glissé le long de ma clavicule jusqu'à ma poitrine.

J'ai horreur de l'admettre, mais mes muscles s'affaiblissaient instantanĂ©ment dĂšs que Chanyeol me touchait. Mes deux mains, tentant de l'empĂȘcher de se coller davantage au mien, Ă©taient vaines. Chanyeol retira mon cardigan, dĂ©voilant ainsi le haut de mon corps Ă  son regard.

« J’adore ton corps », a complimentĂ© Chanyeol. « Peu importe le nombre de fois que je le vois, je l’admirerai toujours. »

Mais d'une certaine maniĂšre, ce compliment sonnait comme une confession dĂ©chirante. Au lieu de rougir et de rĂ©pondre Ă  ses mots doux, je me sentais humiliĂ©e par son regard lubrique, qui semblait me dĂ©chirer de la tĂȘte aux pieds.

Chanyeol rapprocha son visage du mien. Il m'embrassa sans permission, et, naïvement, je laissai cet intrus s'immiscer dans ma bouche et la dévorer. Je fermai les yeux trÚs fort, mes bras déjà enlacés autour du cou de Chanyeol. Le bas de mon corps se raidit, surtout lorsque le sien, penché, effleura le mien. Mes ongles blanchirent à force de serrer si fort pour contenir le tumulte qui m'habitait.

Cette fois, je ne tomberai pas amoureuse de lui, n'est-ce pas ?

Un gémissement m'échappa soudain lorsque les mains fraßches de Chanyeol caressÚrent doucement mon corps. Sa main gauche effleura mon dos tandis que sa droite jouait avec mes tétons. Il fut le premier, et c'est lui aussi qui avait habitué mon corps à toutes ces caresses brûlantes qui m'étaient autrefois étrangÚres.

J'ai retiré mes jambes lorsque j'ai senti les mains de Chanyeol tenter de déboutonner mon pantalon. J'ai essayé d'ouvrir les yeux, encore sous l'effet d'une enivrante illusion provoquée par les caresses du dieu de l'amour, qui me tenait désormais captive de son pouvoir.

J'ai secouĂ© la tĂȘte. « Chan », ai-je dit tristement. Ce n'est pas bien. Ce que nous avons fait n'est pas bien !

Chanyeol ignora ma main qui l'empĂȘchait de dĂ©boutonner mon jean. Il avait l'habitude de suivre ses propres dĂ©sirs sans se soucier de l'opinion des autres.

"Hmm?"

J'ai frissonnĂ© de tout mon corps lorsque Chanyeol a rĂ©ussi Ă  me retirer mon pantalon d'un seul geste rapide, me laissant nue Ă  l'exception de mon sous-vĂȘtement.

« Chanyeol, arrĂȘte, ce n'est pas bien. »

Un Ă©clair de colĂšre traversa de nouveau son regard. Puis un sourire apparut sur ses lĂšvres tandis qu'il inclinait la tĂȘte.

« Jongdae, » appela Chanyeol d'une voix rauque, « on fait ça depuis le début de notre relation, et tu dis seulement maintenant que ce qu'on fait n'est pas bien ? » Chanyeol rit doucement. « Tu vas faire l'hypocrite et me larguer aprÚs tout le plaisir que je t'ai donné, hein ? »

Ma main s'est posée délicatement sur la joue de Chanyeol, faisant légÚrement saigner le coin de ses lÚvres à cause de la marque de ma paume.

Chanyeol porta la main à sa joue. Immobile, ses lÚvres esquissÚrent un sourire encore plus large, dévoilant une rangée de dents d'une blancheur éclatante.

Mon cƓur battait si fort que je l'entendais mĂȘme Ă  l'oreille. Le corps de Chanyeol me semblait ĂȘtre celui d'un animal sauvage qui m'enserrait.

J'ai fermĂ© les yeux trĂšs fort tandis que la main de Chanyeol s'abattait sur moi, me rendant ma gifle. Un, deux, trois, dix. Chanyeol a continuĂ© Ă  me gifler alternativement. Le bruit des gifles et mon gĂ©missement Ă©taient les seuls sons dans la piĂšce. Jusqu'Ă  ce que je ne sache plus combien de gifles Chanyeol s'arrĂȘte, j'ai eu la tĂȘte qui tournait terriblement. Mes joues Ă©taient engourdies et une chaleur intense se propageait peu Ă  peu jusqu'Ă  mon ventre.

Ma vision s'est brouillĂ©e lorsque j'ai aperçu Chanyeol en train d'ouvrir sa braguette. J'ai instinctivement reculĂ©, mais j'ai compris que c'Ă©tait peine perdue quand j'ai senti la tĂȘte de lit contre mon dos.

« Aïe ! » gémis-je tandis que Chanyeol me saisissait et me tirait brutalement le poignet. « Je veux rentrer à la maison », suppliai-je.

« Oui, Dae. AprĂšs t’avoir puni pour tes bĂȘtises. » La voix de Chanyeol Ă©tait grave et rauque. Comme pour me faire comprendre que c’était lui le chef, et que moi, pauvre caneton sans dĂ©fense, j’avais intĂ©rĂȘt Ă  obĂ©ir si je ne voulais pas finir sous les griffes d’un tigre adulte.

Une fois de plus, je n'ai pas eu le courage de protester lorsque Chanyeol, consumé par le désir, a touché chaque centimÚtre de mon corps avec violence, embrassant sans pitié ce qui avait été marqué comme sien.

Je ne pouvais rien faire d'autre que fermer les yeux, les larmes coulant sur mes joues, lorsque Chanyeol m'a pénétrée.

Je ne suis pas prĂȘte, et Chanyeol s'en fichera.

« Oh, Dae. J’ai de la chance de t’avoir, ton corps sait toujours comment faire plaisir Ă  mon petit. » balbutia Chanyeol entre deux coups de reins.

Normalement, je rougissais Ă  chaque compliment de Chanyeol, mais pas maintenant. J'en avais tellement marre de tout ce qu'on faisait !

Mes mains agrippaient les draps tandis que Chanyeol accentuait ses mouvements de hanches, faisant rebondir mon corps sous lui de façon encore plus erratique. Je ne pouvais plus retenir les gĂ©missements que je m'efforçais dĂ©sespĂ©rĂ©ment de contenir. Je laissai Ă©chapper ces sons rĂ©pugnants qui emplirent la piĂšce et se mĂȘlĂšrent aux siens.

J'ai eu le souffle coupĂ© quand Chanyeol s'est arrĂȘtĂ©. Il a fixĂ© mon visage un instant avec un regard mĂ©lancolique, comme s'il se sentait coupable. « Je suis dĂ©solĂ©. »

Je sais que ces mots paraissaient bien plus sincĂšres qu'avant. Mais ça n'a pas durĂ©, car Chanyeol a repris ses activitĂ©s : me baiser. Hahaha, peut-ĂȘtre que le monde entier sait que je ne suis qu'un instrument de sa luxure ?

"Oh, merde!Tu me serres si fort, chéri !

Peut-ĂȘtre ? Hahaha.

« Hmmaaaah. » J’étais pleinement consciente. Nos corps ont tremblĂ© simultanĂ©ment, Chanyeol et moi, et nous avons trouvĂ© la paix ensemble. Nos respirations, saccadĂ©es et haletantes, se sont peu Ă  peu apaisĂ©es. Je l’ai vu sourire avant de s’effondrer sur moi. Il m’a enlacĂ©e, lentement et doucement. Comme s’il ne voulait pas me faire mal.

« Je sais que j'ai eu tort », murmura soudain Chanyeol, « alors pardonne-moi, Dae. Oublie notre dispute. » Chanyeol caressa doucement mes joues et les embrassa tendrement, son souffle chaud effleurant ma peau. « Je guérirai les blessures que je t'ai infligées. »

Je fixais son visage, si prÚs du mien. Je caressais tendrement ses cheveux noirs. « Tu l'as toujours promis. »et ne l'a jamais occupé.

Chanyeol secoua la tĂȘte. « Tu me donnes toujours une chance, s'il te plaĂźt, donne-moi encore cette chance. » Il enfouit son visage dans le creux de mon cou, inspirant profondĂ©ment et expira de nouveau son souffle chaud.

J’ai baissĂ© la main, le laissant partir. « Il n’y en a peut-ĂȘtre plus, dis-je honnĂȘtement, l’usine n’en a plus fourni. »

« Y a-t-il quelque chose que je puisse faire pour que votre usine à patience me donne quelque chose ? »réapprovisionner?"Chanyeol leva le visage et me fixa intensément.

J'ai le cƓur qui bat la chamade. Est-ce le moment ?

Le regard brun de Chanyeol semblait me donner confiance.

Je l'ai repoussé. Au début, Chanyeol a résisté, mais j'ai insisté. Je voyais son corps nu et transpirant alors qu'il était assis en tailleur. J'ai pris sa main et l'ai guidée vers mon ventre plat.

Chanyeol fronça les sourcils, perplexe. « Tu as vraiment faim ? » demanda-t-il tandis que mon ventre gargouillait. « Pourquoi tu ne me l'as pas dit plus tÎt ? Tu as aussi sauté tes nouilles hier, Dae ? »

J'ai grimacé.Bon sang!

J'ai secouĂ© lentement la tĂȘte. Il Ă©tait Ă©vident que mon visage Ă©tait rouge de colĂšre et de gĂȘne.

"Donc?"

« Je suis enceinte. » Ce n’était qu’un murmure, Chanyeol retirant instinctivement sa main de mon ventre.

Un instant, l'atmosphĂšre de la piĂšce devint pesante. L'expression impassible de Chanyeol me retourna l'estomac.

Ma décision est-elle la bonne ?

Mais quand ce large sourire a illuminĂ© son visage, je ne sais d'oĂč venait ce bonheur, j'ai eu l'impression que ma poitrine se remplissait d'oxygĂšne, j'ai pensĂ© un instant que peut-ĂȘtre nous allions connaĂźtre le bonheur d'une maniĂšre unique.

"Si-"

« Laisse tomber alors. »

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