« OĂč est lâoncle Kim ? »
« Oncle Kim et tante Oh retournent dans leur ville natale. »
« Alors oĂč est Jongdae ? Pourquoi ĂȘtes-vous ici ? »
« Tsk, s'il n'y a rien d'important, vous devriez partir. Quant Ă ma prĂ©sence ici, c'est parce que l'oncle Kim lui-mĂȘme m'a demandĂ© de veiller sur Jongdae, compris ? »
« Ah, vraiment ? Je suis venu rendre le livre que j'ai empruntĂ© Ă Jongdae. Au fait, oĂč est Jongdae ? Je veux le voir. »
« Il se repose⊠Aish, tu nâas pas besoin dâentrer, va-tâen ! Chut, chut. »
« Je suis son cousin, j'ai le droit de rencontrer Jongda⊠»
MANQUE!
Il faisait encore nuit noire lorsque j'ai perçu faiblement des voix dehors, puis le claquement d'une porte, suivi du bruit de pas montant les escaliers, en direction de chez moi.
J'ai essayĂ© d'ouvrir les yeux, mais j'avais l'impression qu'ils Ă©taient collĂ©s. C'Ă©tait si difficile que j'avais l'impression d'ĂȘtre Ă©crasĂ©e. Mon corps Ă©tait complĂštement paralysĂ©, malgrĂ© tous mes efforts, et je ne pouvais rien faire d'autre que respirer.
Quelqu'un â je ne sais pas qui â ouvrit la porte de la chambre oĂč je me trouvais. L'odeur du lit m'Ă©tait familiĂšre. Il s'approcha lentement et s'assit de l'autre cĂŽtĂ© du lit. Sa main se posa sur mon front, caressa mes cheveux, les embrassa doucement, puis descendit vers ma joue gauche.
Sa prĂ©sence m'Ă©tait familiĂšre, mĂȘme si j'avais oubliĂ© qui il Ă©tait. Le baiser dura si longtemps que j'eus l'impression que ses lĂšvres Ă©taient collĂ©es Ă ma joue. Son souffle chaud contre ma peau me rendait les paupiĂšres encore plus rĂ©ticentes Ă s'ouvrir, de peur qu'il ne me quitte, ou d'autres scĂ©narios catastrophes me traversĂšrent l'esprit. Mon subconscient me disait que cette silhouette familiĂšre Ă©tait un foyer rĂ©confortant.
J'ai alors retenu mon souffle tandis que la texture humide et souple de ses lÚvres s'éloignait de mon visage. à la fois agacée et rassurée, j'étais soulagée que ce mouvement me laisse enfin tranquille.
« Câest ce quâil y a de mieux pour nous. »
Mon corps tout entier se tendit, mon cĆur s'emballa. Mes oreilles semblaient reconnaĂźtre cette voix, mais j'avais oubliĂ© qui c'Ă©tait. Mon cerveau Ă©tait comme comprimĂ©, forcĂ© de se souvenir de sa silhouette, mais en vain ! Quand j'eus enfin renoncĂ© Ă me rappeler qui il Ă©tait, je sentis une aiguille me transpercer le bras. Une fois le liquide complĂštement injectĂ©, une douce Ă©treinte m'envahit.
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"OĂč vas-tu?"
J'ai baissé le son de la télévision en regardant Chanyeol enfiler sa veste et prendre les clés de sa moto. Il était 19 heures quand je me suis réveillé il y a quelques heures, nu, seul et presque engourdi.
Je mange actuellement le porridge que Chanyeol a prĂ©parĂ© dans le salon. Il m'a dit que mes parents Ă©taient rentrĂ©s Ă Siheung, ma ville natale, hier soir, alors que j'Ă©tais chez lui. Ils ont essayĂ© de m'appeler, mais c'est Chanyeol qui a rĂ©pondu. Et voilĂ que je me retrouve Ă la charge de celui que je veux absolument Ă©viter. Alors, de quelles autres bĂ©nĂ©dictions puis-je ĂȘtre reconnaissante quand tout ce malheur me retient prisonniĂšre et me glace le cĆur ?
« Je les ai laissĂ©s dans un sale Ă©tat », rĂ©pondit Chanyeol. Cela me rappela ce qui s'Ă©tait passĂ© lorsqu'il m'avait emmenĂ©e chez lui. « Kyungsoo a Ă©tĂ© griĂšvement blessĂ© et a dĂ» ĂȘtre hospitalisĂ© », m'avait-il informĂ©e. Sans mĂȘme me regarder, absorbĂ© par son tĂ©lĂ©phone, je dĂ©tournai le regard. « Je vais aller lui rendre visite un instant⊠»
« Jâarrive ! » Jâai sautĂ© du canapĂ©, laissant lâassiette de porridge sur la table. « Je ne suis pas trĂšs proche de Kyungsoo parce quâil est froid et nâaccepte pas facilement les nouvelles personnes, mais jâai aussi de bons souvenirs avec lui. » Ce nâĂ©tait quâun prĂ©texte, je voulais juste le suivre. Qui sait, peut-ĂȘtre que Chanyeol mentait et que je finirais par rencontrer sa maĂźtresse ?
Chanyeol s'est approchĂ© de moi â j'ai retenu mon souffle, enivrĂ©e par son parfum â s'est penchĂ©, puis a posĂ© sa main sur mon front pour m'embrasser. « Inutile », a-t-il fini par dire. Déçue, je me suis levĂ©e pour prendre mon assiette de porridge et l'ai remuĂ©e d'un geste agacĂ©, manifestant mon malaise.
« Je pars pour un moment, prends soin de toi », dit Chanyeol Ă la porte, « tu peux mâappeler si tu as le moindre problĂšme », ajouta-t-il une derniĂšre fois avant de disparaĂźtre complĂštement derriĂšre la porte.
J'ai acquiescĂ© d'un signe de tĂȘte, sachant que mĂȘme s'il ne le verrait pas, j'Ă©tais comme muette. Agacement, colĂšre, haine, amour, dĂ©sir, frustration, inquiĂ©tude, dĂ©termination, peur et angoisse se mĂȘlaient en un seul sentiment. Consciemment, je ne savais mĂȘme plus ce dont j'avais vraiment besoin ; j'avais l'impression de me noyer dans un marĂ©cage labyrinthique, oĂč sur chaque mur se dressaient des serpents venimeux prĂȘts Ă me dĂ©vorer vivante Ă tout instant.
AprÚs que Chanyeol eut disparu derriÚre la porte, j'ai entendu le bruit d'une moto qui s'est éloignée lentement. J'ai monté le son de la télévision pour rompre le silence. Mon esprit s'est à nouveau vidé, la moitié de mon porridge restant dans mon assiette. J'ai posé l'assiette sur la table devant moi, puis je suis allée chercher mon téléphone. J'aurais dû m'enfuir quand celui qui menaçait ma vie était absent. Le laisser sans surveillance, Chanyeol, a été trop négligent. Ou bien me prenait-il pour une idiote incapable de m'échapper ?
« Je dois appeler quelqu'un. » Je ne savais pas ce que c'Ă©tait, mais mon cĆur et ma raison me disaient que Chanyeol avait mis quelque chose en moi⊠cette fois-ci ! J'aurais dĂ» me rĂ©veiller au lieu de cĂ©der comme je l'ai fait ! Quelle idiote ! Quelle idiote ! Quelle idiote ! Parce que ça pourrait ĂȘtre dangereux pour mon fĆtus !
Ces mĂ©dicaments ! Cette douleur dans mon bras droit ! Depuis qu'on me les a injectĂ©s, je me sens plus faible et je savais que quelque chose n'allait pas. MĂȘme si Chanyeol avait la fĂącheuse habitude de ne pas tenir ses promesses â c'est ce que j'ai constatĂ© quand j'Ă©tais sa petite amie â, il Ă©tait en rĂ©alitĂ© quelqu'un qui faisait ce qu'il disait.
« Qui dois-je appeler ? » Je me mordis la lĂšvre infĂ©rieure, perplexe. Le tĂ©lĂ©phone Ă©tait maintenant dans ma main â il Ă©tait restĂ© sur la table de la cuisine toute la matinĂ©e, hein !
L'écran de l'application KaKaoTalk n'affichait que les conversations des contacts de Chanyeol, de maman, du groupe de classe et... « Sehun ! » Je ne savais pas s'il allait m'aider, mais mon doigt a immédiatement glissé pour appuyer sur le bouton.appel.Parmi toutes les options, seul Sehun peut m'aider sans me juger.
Je me mordis de nouveau la lÚvre inférieure, impatiente. Je ne savais pas quoi dire ensuite, ni pourquoi je lui demandais de l'aide ! La maison de Sehun se trouvait dans un autre complexe résidentiel, et il faudrait au moins 30 minutes pour y arriver en voiture.
« Salut, comment vas-tu ? Tu me manques ? Câest inhabituel que tu me contactes ? »Sehun a saluĂ© de l'autre cĂŽtĂ© du fil aprĂšs avoir dĂ©crochĂ©.
« Quâest-ce que tu fais ? » Jâai couru au salon en entendant le bruit dâune moto. Jâai poussĂ© un soupir de soulagement en constatant que câĂ©tait celle de mon voisin et non celle de Chanyeol, comme je le craignais.
"Ătude,"Sehun rĂ©pondit d'un ton nonchalant.« Tu sais quoi ? Ta tante prĂ©tentieuse et Ă©ternellement jeune m'a menacĂ© de m'interdire de sortir avec quelqu'un tant que je n'aurai pas une excellente note ! Ah, si ça arrive, je risque de finir vieux garçon. De toute façon, si ça arrive vraiment, tu devras en assumer la responsabilitĂ©. »
« Pourquoi devrais-je ĂȘtre responsable ? Je n'ai rien fait », ai-je dit, agacĂ©e, incapable de rĂ©flĂ©chir clairement.
« Oui, parce que je tâaime bien. »
« Sehum, reprends tes esprits. Nous sommes cousins. »
« Pourquoi mâappelles-tu si tard, Dae-ya ? Si câest juste pour me le rappeler, je ferais mieux de raccrocher, je dois Ă©tudier. »La voix de Sehun sonnait hostile, trĂšs diffĂ©rente d'avant.
J'ai soupirĂ©, pleinement consciente de ce que Sehun avait dĂ» ressentir aprĂšs mon refus. C'Ă©tait il y a des annĂ©es, bien avant de rencontrer Chanyeol, peut-ĂȘtre quinze ans ? J'Ă©tais juste une gamine qui pleurait au moindre faux pas, mais le gĂ©nial Sehun pensait dĂ©jĂ Ă celle qu'il Ă©pouserait plus tard. Bien sĂ»r, j'avais dĂ©clinĂ© sa proposition stupide. « Pardon », ai-je murmurĂ©. « Je peux dormir chez toiâŠÂ »
«Bien sûr que tu peux !
J'ai brusquement éloigné le téléphone de mon oreille lorsque Sehun m'a interrompu avec un enthousiasme débordant. Puis, j'ai lentement remis le téléphone à mon oreille.
"Quand?"Sehun a demandĂ© avec enthousiasme, au moment mĂȘme oĂč j'ai commencĂ© Ă avoir de nouveau le vertige.
« Maintenant, » ai-je répondu doucement, « pouvez-vous venir me chercher à la maison ? »
« Bien sûr que je peux⊠»
Le tĂ©lĂ©phone est tombĂ© et je me suis affaissĂ© contre l'accoudoir du canapĂ©. La communication Ă©tait toujours Ă©tablie lorsque la voix de Sehun a paru inquiĂšte.« Jongdae, ça va ? »Ma vision s'est brouillĂ©e tandis que la voix de Sehun restait paniquĂ©e.« HĂ©, rĂ©ponds-moi ? »J'ai essayĂ© d'attraper le tĂ©lĂ©phone, mais c'Ă©tait trĂšs difficile.« Il tâest arrivĂ© quelque chose ? Dis-moi que tu plaisantais, Dae ? »
J'essayais encore d'attraper mon tĂ©lĂ©phone, qui avait Ă©tĂ© projetĂ© deux pas plus loin. Mes yeux se sont remplis de larmes tandis que la douleur soudaine Ă mon estomac s'intensifiait, m'empĂȘchant de rĂ©flĂ©chir clairement. Ma respiration s'est mise Ă se couper. L'Ă©cran s'est Ă©teint : Sehun avait Ă©teint son tĂ©lĂ©phone. Puis, l'Ă©cran s'est rallumĂ© et Sehun a transfĂ©rĂ© l'appel Ă âŠappel vidĂ©o.
De toutes mes forces, j'essayai de me redresser, cherchant dĂ©sespĂ©rĂ©ment le tĂ©lĂ©phone. Des gouttes de sueur, grosses comme des grains de maĂŻs, ruisselaient sur mon front. Le tĂ©lĂ©phone s'Ă©teignit de nouveau, pour se rallumer un instant plus tard, affichant toujours le mĂȘme numĂ©ro.
Clic !
"Ăa va, Dae ?"
Je pouvais voir l'expression inquiĂšte sur son visage.
« Oh mon Dieu, Jongdae. Que t'est-il arrivé ? Tu as l'air si pùle ? »
Est-ce vrai ?
Mes lÚvres s'engourdirent soudain, une douleur fulgurante me traversa tout le corps. Je laissai tomber le téléphone une fois de plus. La voix de Sehun n'arrivait plus distinctement à mes oreilles, et ma vision était si floue que je crus devenir aveugle ou, pire encore, mourir prématurément.
Le téléphone était encore allumé quand j'ai dit : « Viens me chercher avant le retour de Chanyeol. »
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Je ne sais pas combien de temps je suis restĂ©e inconsciente. Mais la tĂ©lĂ©vision Ă©tait toujours allumĂ©e et il faisait encore nuit dehors. Ma peau, vĂȘtue seulement d'une chemise jaune courte et d'un pantalon arrivant aux genoux, Ă©tait exposĂ©e au sol froid en cette fin d'hiver.
Le bruit d'une moto parvint Ă mes oreilles. Mon corps se tendit aussitĂŽt, mais cette tension ne dura qu'un instant, car je me souvins que c'Ă©tait la moto de Sehun, et non celle de Chanyeol. Mon sourire s'Ă©largit, enfin libĂ©rĂ©. ââLa douleur Ă l'estomac persistait tandis que je me levais d'un bond et attrapais prĂ©cipitamment la poignĂ©e de porte. « SehunâŠÂ »
« Tu as attendu longtemps, hein ? » Son sourire Ă©tait si large que ses yeux se plissĂšrent. Un contraste saisissant avec le mien, qui sâeffaça aussitĂŽt.
Mes pieds reculĂšrent instinctivement. Du coin de l'Ćil, je me posai sur l'homme dans ses bras, Ă demi inconscient, le visage et le corps couverts de bleus. Elle s'avança en l'entraĂźnant avec elle, ce qui me fit instinctivement reculer pour l'Ă©viter.
Utiliser!
« Sehun ! » ai-je crié en me couvrant la bouche tandis que Chanyeol jetait le corps de Sehun devant moi. Je le fixais, les yeux écarquillés, tremblant de tout mon corps.
Chanyeol s'approcha de moi. J'avais beau le vouloir, mes jambes refusaient de bouger. Chanyeol me serra contre lui. Il expira tandis que je me blottissais contre lui.
« La prochaine fois que tu veux inviter quelqu'un, tu dois me le dire d'abord, d'accord ? » murmura Chanyeol. « Je ne veux pas que tu sois blessĂ© par un inconnu. » Je fermai les yeux trĂšs fort. Tout mon corps Ă©tait raide depuis que Chanyeol m'avait serrĂ© dans ses bras ; j'avais l'impression que j'allais vraiment mourir. « Kim Jongdae », appela doucement Chanyeol. « Toi⊠» L'Ă©treinte se relĂącha. Il me força Ă le regarder dans les yeux. Puis, ses mains me repoussĂšrent par les Ă©paules et je basculai en arriĂšre. Je grimaçai lorsque mon dos heurta les marches. Du coin de l'Ćil, je jetai un coup d'Ćil Ă Chanyeol, dĂ©jĂ empli de colĂšre.
Il s'est accroupi devant moi. Son index pointait Sehun, dĂ©sormais inconscient. Son autre main, qui maintenait ma tĂȘte â Ă peine plus grande que sa paume â Ă©tait pointĂ©e vers le corps de Sehun. « Il m'a abordĂ© comme ça, au bord de la route, et il m'a tabassĂ© sur-le-champ, hahaha ! Quel idiot ! » Le rire de Chanyeol emplissait la piĂšce.
Me laissant seule entre ses griffes.
« Il mâa maudit, disant que jâĂ©tais incapable de prendre soin de toi et que je tâavais abandonnĂ©e quand tu Ă©tais malade », siffla Chanyeol Ă mes oreilles. Ses yeux, autrefois si ardents, Ă©taient maintenant dĂ©sabusĂ©s. « Pourquoi as-tu contactĂ© un autre homme alors que tu mâavais dĂ©jĂ , Dae ? »
J'ai secouĂ© la tĂȘte vigoureusement, les lĂšvres tremblantes, lorsque la grande main de Chanyeol m'a de nouveau frappĂ©e Ă la joue. Le vertige m'a de nouveau envahie, plus fort que jamais, accompagnĂ© d'un goĂ»t salĂ© et piquant lorsque j'ai avalĂ© par inadvertance le sang qui avait coulĂ© du coin de ma bouche. Chanyeol m'a saisie par les Ă©paules et m'a tirĂ©e sur mes pieds. « Viens avec moi ! »
Chanyeol m'a traßnée à l'étage, dans ma chambre. Il m'a jetée brutalement sur le lit. Il m'a déshabillée, puis il m'a violée à nouveau. Je n'ai ressenti ni plaisir ni résistance, contrairement à ce à quoi j'étais habituée.
J'ai acceptĂ© ses actes avec rĂ©signation. Mon corps, dĂ©jĂ fragile, a Ă©tĂ© encore davantage meurtri par les heures de sĂ©vices de Chanyeol. Je ne pouvais que rester consciente et protĂ©ger mon ventre plat de sa poigne de fer. MĂȘme si je devais mourir, c'Ă©tait prĂ©fĂ©rable Ă la torture que j'aurais subie par mes propres choix. Car mourir de la main de celui que j'aime est prĂ©fĂ©rable Ă mourir de la main de celui que je hais.
Park Chanyeol. Il se peut que seul mon cĆur puisse l'entendre, mĂȘme les anges et les dĂ©mons ne pourraient le faire comprendre Ă un esprit aussi obstinĂ© que le tien, mais une chose est sĂ»re : je t'aime et je me dĂ©teste.
Les larmes continuaient de couler sur mes joues à chaque fois que Chanyeol enfonçait sa verge en moi, accompagnées de gémissements et de mots dégoûtants que ma bouche et la sienne laissaient échapper.
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J'ai eu le souffle coupé quand j'ai senti un seau d'eau m'éclabousser le visage. J'ai faiblement entendu ma mÚre pleurer et mon pÚre me maudire.
« Je vous ai traité avec respect et j'ai respecté les normes religieuses, mais qu'avez-vous fait, Kim Jongdae ! »
Je me suis redressĂ©e avec des douleurs aux hanches, et mĂȘme mon estomac me laissait encore une sensation de douleur dans tout le corps, ainsi qu'une odeur Ă©trange qui a immĂ©diatement envahi mon odorat dĂšs mon rĂ©veil.
Je ne savais pas vraiment ce qui se passait, mĂȘme si un lĂ©ger sentiment de peur a commencĂ© Ă m'envahir lorsque j'ai vu les visages de mes parents, qui semblaient trĂšs en colĂšre et déçus.
Plaque!
Mon cĆur a failli s'arrĂȘter de battre quand papa m'a giflĂ©, la premiĂšre fois de sa vie. Qu'avais-je fait pour mettre ces gens si doux et aimants dans un tel Ă©tat ?
Son expression trahissait une colĂšre intense. Je portai la main Ă mes joues tremblantes, mon regard glissa sur mon corps nu, et instinctivement, je refermai les jambes. Ma tĂȘte se tourna vers le cĂŽtĂ© du lit, et dĂšs que j'aperçus la silhouette d'un homme nu endormi Ă mes cĂŽtĂ©s, je me tournai hystĂ©riquement vers mes parents, secouant la tĂȘte de toutes mes forces, leur signifiant intĂ©rieurement que ce qu'ils voyaient n'Ă©tait pas la rĂ©alitĂ©.
Ce n'est pas ce qu'ils voient !
« Snif, je suis vraiment déçue de toi, Jongdae », dit doucement maman.
Mon pĂšre quitta la piĂšce en claquant la porte, nous faisant sursauter, ma mĂšre et moi. Je jetai un coup d'Ćil Ă ma mĂšre qui ramassait mes vĂȘtements. Celle qui m'avait mise au monde me les lança au visage. « RĂ©veille-la et rejoins-nous en bas ! »
Et ma mÚre m'a aussi quittée.
Je n'ai pu que pleurer à nouveau. Je me suis habillée en silence. J'ai jeté un regard triste à l'homme.Yang entiÚrement nuIls dormaient encore à cÎté de moi, le visage enfoui dans l'oreiller. Je ne leur avais pas encore dit la vérité, mais je les avais déjà déçus. Alors, aprÚs leur avoir tout avoué, quelle punition mériterait un enfant désobéissant comme moi ? Quelle punition pourrait expier tous les péchés que j'avais commis jusqu'alors ?
Je lui ai secoué doucement l'épaule. « Sehun, réveille-toi. »
đ„đ„
Comme je m'y attendais, Sehun était choqué et a juré à plusieurs reprises qu'il ne m'avait jamais agressée.
« Comment croire Ă cette excuse alors qu'on a vu de nos propres yeux ce que tu as fait ? » Papa grommelait depuis un moment. J'ai mĂȘme entendu dire qu'il avait dĂ©jĂ appelĂ© les parents de Sehun en Europe pour les presser de rentrer immĂ©diatement en CorĂ©e du Sud.
Leurs yeux Ă©taient emplis de douleur, surtout ceux de maman, qui venait tout juste de se calmer. Je me retenais de pleurer devant eux. MĂȘme si je ne niais pas mĂ©riter d'ĂȘtre jugĂ©e, ce n'Ă©tait pas la faute de Sehun ; il n'avait absolument rien compris. Ce n'Ă©tait pas lui que papa aurait dĂ» frapper.
Sehun, toujours prosternĂ© aux pieds de ses parents assis sur la chaise, releva la tĂȘte. « Oncle, j'aime Jongdae comme mon propre frĂšre, c'est impossible, et je le jure devant Dieu, je ne ferais jamais une chose aussi ignoble Ă mon cousin ! »
«Appa !
Maman et moi avons hurlĂ© quand papa a donnĂ© un coup de pied Ă Sehun Ă la tĂȘte, le faisant tomber au sol. Le visage de Sehun, que Chanyeol lui avait donnĂ© la veille au soir, n'avait mĂȘme pas Ă©tĂ© soignĂ©.
« Au dĂ©but, » dit papa en retenant sa colĂšre, « jâai dâabord cru que le salaud qui avait osĂ© mettre Jongdae enceinte Ă©tait Chanyeol ! »
Mes yeux s'écarquillÚrent. Comment papa le savait-il ?
« Mais il sâavĂšre que ce salaud est la personne que je considĂ©rais comme mon propre fils ! »
«Appa JE-"
« La ferme, espÚce d'enfoiré ! »
Mon corps trembla de nouveau ; papa ne mâavait jamais criĂ© dessus. Il lança un regard noir Ă Sehun. Jâavalai ma salive avec difficultĂ© tandis que Sehun, courageusement, se retournait vers papa et se relevait de la position Ă genoux dans laquelle nous Ă©tions restĂ©s pendant les deux derniĂšres heures.
Sehun expira lentement. « Oncle, écoutez-moi, s'il vous plaßt. » Sehun me toucha l'épaule et m'aida à me lever.
Papa renifla. « Il n'y a rien à écouter ! »
« Je peux tout vous raconter, mais le plus important pour l'instant, c'est qu'on aille à l'hÎpital », dit Sehun calmement. Franchement, je n'avais pas compris ce qu'il voulait dire. « Ce salaud de Chanyeol a mis quelque chose dans le corps de Jongdae. »
Mon corps tout entier se tendit. Mon pĂšre fronça les sourcils, tandis que ma mĂšre se couvrit la bouche, incrĂ©dule. « N'ose mĂȘme pas trouver un prĂ©texte pour t'enfuir ! » grogna mon pĂšre. « Tu as sali l'honneur de la famille Kim ! »
J'ai fermé les yeux. Je ne savais pas quelle heure il était, mais depuis mon réveil, je me sentais plus faible que la veille. Un instant désorientée, je me suis tournée vers Sehun qui a serré ma main.
« Jâassumerai la responsabilitĂ© dâĂ©pouser Jongdae si vous me le permettez, mais avant cela, allons Ă lâhĂŽpital. »
đ„đ„đ„
