Désolé, pas désolé

Chapitre 7 đŸ„€

L'air frais du matin Ă  l'hĂŽpital Ă©tait mĂȘlĂ© Ă  l'odeur des mĂ©dicaments que les patients avaient pris. J'Ă©tais restĂ©e toute la journĂ©e dans ma chambre et j'avais l'impression que j'allais devenir folle d'une seconde Ă  l'autre.

PrĂ©fĂ©rant me mĂȘler Ă  la foule des malades, je demandai Ă  une infirmiĂšre de m'aider Ă  m'installer dans un fauteuil roulant et insistai pour qu'elle me laisse me promener seul, sinon je la taquinerais sans cesse. Bon, parfois, les infirmiĂšres apprĂ©ciaient sans doute mes taquineries, ce qui Ă©tait normal vu mon physique avantageux, sauf quand je me mettais Ă  leur tapoter les fesses.

« Je prie pour qu’elles n’aient plus jamais l’occasion de se laisser sĂ©duire par un bel homme comme moi », grommelai-je en me tenant la joue droite, rouge aprĂšs la petite tape affectueuse des infirmiĂšres.

J'ai jetĂ© un coup d'Ɠil au jardin de l'hĂŽpital, vĂ©rifiant mes ongles trĂšs longs tandis qu'une douce brise caressait chaque mĂšche de mes cheveux.

« Comment vas-tu, Jongdae ? » Je regardai autour de moi, observant distraitement les passants. J'espĂ©rais que parmi la foule, Jongdae s'approcherait de moi avec un grand sourire, prĂȘt Ă  prendre soin de moi. Mais Ă  la place, je vis Kyungsoo s'avancer vers moi, vĂȘtu de sa blouse d'hĂŽpital.

« Maintenant, nous sommes pareils », dit-il d'un ton moqueur. Kyungsoo se tenait Ă  cĂŽtĂ© de moi. « Ça fait quoi d'avoir une jambe cassĂ©e ? »

J'ai donnĂ© un coup violent au bras de Kyungsoo. « Tu veux le sentir par toi-mĂȘme ? »

« Tu vois ça ? Ça, ça et ça. » Kyungsoo montra plusieurs bleus sur son visage et ses mains. « Si j'en ai un de plus, je serai rayĂ© de la liste des plus beaux Ă©lĂšves. »

"Lieu."

Nous sommes restés silencieux un moment, chacun plongé dans ses pensées, jusqu'à ce que Kyungsoo me tapote doucement l'épaule. « Yeol, savais-tu que Jongdae était dans cet hÎpital ? »

J’ai immĂ©diatement redressĂ© les Ă©paules et me suis tournĂ©e vers lui avec enthousiasme. « Comment le saviez-vous ? »

« Hier, je l'ai croisé par hasard dans le couloir de l'hÎpital », expliqua Kyungsoo en détournant le regard. « Je ne sais pas vraiment ce qui lui est arrivé, il avait l'air en pleine forme. Ne vous fùchez pas, mais on dirait une maladie interne, Jongdae est trÚs pùle. » J'écoutais attentivement chaque phrase de Kyungsoo. « Mais bizarrement, le pÚre de Jongdae avait l'air furieux, et Sehun était là aussi. Tu sais, le cousin de Jongdae, celui qui a l'air caucasien. »

J’ai serrĂ© les pneus du fauteuil roulant avec colĂšre, les yeux fermĂ©s, repoussant le pire scĂ©nario possible.

« Pourquoi me dites-vous cela ? » Je ne sais pas non plus pourquoi je pose cette question.

Kyungsoo fronça les sourcils, surpris. « Tu es son petit ami, n'est-ce pas ? Euh
 vous avez rompu ? »

J'avais envie de fourrer Kyungsoo dans la bouche avec une chaussette sale depuis un an ! C'Ă©tait la rupture ! MĂȘme moi, j'Ă©tais encore sous le choc
 Mais Sehun a annoncĂ© qu'ils allaient bientĂŽt se marier. J'Ă©tais trop lĂąche pour Ă©couter leur conversation Ă  ce moment-lĂ .

« Jongdae va
 Jongdae ? » J’ai levĂ© la tĂȘte en apercevant par hasard une silhouette qui ressemblait beaucoup Ă  Jongdae marchant aux cĂŽtĂ©s de quelqu’un qui ressemblait Ă  Sehun.

Oh Sehun !

Kyungsoo s'approcha d'eux, puis revint vers moi. « Oui, ce sont Jongdae et Sehun », annonça-t-il avec enthousiasme.

« EmmÚne-moi là-bas. »

« Moi ? Non, je ne suis pas intĂ©ressĂ© par les affaires des autres
 »

« Do Kyungsoo », grognai-je de ma voix grave habituelle, en lui lançant un regard désapprobateur comme la premiÚre fois que Suho avait présenté Kyungsoo à la bande.

Kyungsoo laissa échapper un petit soupir, se plaça derriÚre mon fauteuil roulant et le poussa nonchalamment, résigné. « Tsk, t'es un escargot ou une tortue ? » grognai-je. Impatiente, je fis patiner les roues du fauteuil roulant.

Finalement, Kyungsoo a acceptĂ© de me pousser, et nous avons suivi Jongdae et Sehun dans la chambre d'un patient. Je croyais qu'ils Ă©taient seuls tous les deux — j'Ă©tais sur le point de bondir de mon fauteuil roulant et de tuer Sehun — jusqu'Ă  ce que j'aperçoive par l'entrebĂąillement de la porte la silhouette de tante Oh. J'ai alors poussĂ© un soupir de soulagement et retrouvĂ© mon optimisme.

« Tu ne veux vraiment pas avorter ? » demanda doucement la mĂšre de Jongdae. « Puisque la pilule abortive n’a pas fonctionnĂ©, il ne naĂźtra probablement pas Ă  terme. »

Quoi?

« Jongdae est enceinte ? »

« Chut, tais-toi, espÚce d'idiot ! » ai-je averti Kyungsoo de fermer sa bouche.

Ma poitrine battait la chamade, tout mon corps était soudainement pris de bouffées de chaleur et de froid, une chaleur intense me parcourait la nuque et m'atteignait les yeux ; je retins mon souffle et attendis leur prochaine conversation.

Cependant, aucun des trois n'ouvrit la bouche ; tous restÚrent cohérents dans leur silence respectif.

Jongdae baissa profondĂ©ment la tĂȘte, sa main se levant pour caresser son ventre encore plat et recouvert deplus sucrĂ©jaune. Sous le regard de sa mĂšre et de Sehun, Jongdae se mit Ă  sangloter doucement.

«Je prendrai soin de lui quoi qu'il arrive à l'avenir.»

Mon cƓur s'Ă©tranglait, c'est tout ce que j'ai entendu de la faible voix de Jongdae.

« Jongdae. » Sehun s'accroupit aux pieds de Jongdae, assis sur son lit d'hĂŽpital. « Je crois que c'est un peu injuste. Tu sais, vivre avec un handicap physique n'est pas facile. J'avais un ami handicapĂ© qui Ă©tait constamment harcelĂ©. Sa vie Ă©tait un vĂ©ritable calvaire, jusqu'Ă  ce qu'il dĂ©cide finalement de mettre fin Ă  ses jours. » Sehun plongea son regard dans les yeux de Jongdae. « S'il avait eu le choix, il n'aurait sans doute pas souhaitĂ© naĂźtre avec ce handicap
 »

« Pourquoi tu me coinces, Sehun ? » Jongdae s'essuya le nez du revers de la main, lançant un regard agacé à Sehun. « Et comment sais-tu qu'elle ne voulait pas naßtre ? Tu as dit que tu voulais me protéger ? »

« Jongdae, mon chĂ©ri. » Tante Oh, la mĂšre de Jongdae, lui caressa doucement l’épaule. « Non seulement il risque de naĂźtre handicapĂ©, mais ta vie sera aussi en danger. Tu pourrais mĂȘme l’abandonner Ă  sa naissance. »

« Ça ne me dĂ©range pas de mourir en lui donnant naissance. »

Kim. Jong. Dae !

« Kim Jongdae, ça suffit ! » Ce cri fit regarder sa mĂšre avec effroi. « Je n’ai pas donnĂ© naissance Ă  un enfant pour mourir et en donner naissance Ă  un autre. »

J’ai rapidement chuchotĂ© Ă  Kyungsoo en voyant tante Oh se diriger vers la porte avec une mine renfrognĂ©e : « Kyung, allons-nous-en d’ici. »

« Hwh, je ne suis pas une bonne
 »

« Chut, attendez une minute ! » Je l’ai arrĂȘtĂ©e lorsque tante Oh s’est retournĂ©e pour s’approcher Ă  nouveau de Jongdae.

« Ah, et une derniÚre chose Jongdae, accoucher n'est pas aussi facile que d'aller à la selle ou que de faire le travail ! »

J'ai tapoté nerveusement le bras de Kyungsoo une fois de plus. « Sors d'ici, Kyung ! »

Kyungsoo laissa échapper un soupir de lassitude et poussa rapidement mon fauteuil roulant hors de la chambre de Jongdae. Kyungsoo prit une direction différente de celle de la mÚre de Jongdae.

Pendant un instant, le contenu de leur conversation rĂ©sonna Ă  nouveau dans ma tĂȘte comme une cassette piratĂ©e.

« Comme la pilule abortive n’a pas rĂ©ussi Ă  le tuer, il est fort probable qu’il ne naĂźtra pas Ă  terme. »

J'ai jetĂ© un coup d'Ɠil au hall de l'hĂŽpital devant lequel nous sommes passĂ©s, puis j'ai baissĂ© les yeux, abattu, avec diverses sensations Ă©tranges qui s'installaient dans mon cƓur ; je me sentais vraiment mal Ă  l'aise et je voulais m'en dĂ©barrasser si je le pouvais.

La créature est toujours en vie, malgré la forte dose que j'ai administrée à Jongdae pour la tuer. Pire encore : elle risque de naßtre handicapée, mettant ainsi la vie de Jongdae en danger ! Qu'ai-je fait !

« OĂč est ta chambre ? »

Un couple est passĂ© devant moi, tenant un long paquet dans leurs mains, le visage illuminĂ© par un large sourire. J'ai jetĂ© un coup d'Ɠil pour voir ce qu'ils portaient, puis j'ai soupirĂ© de dĂ©ception en rĂ©alisant qu'il s'agissait d'un bĂ©bĂ©.

« AĂŻe ! Ça fait putain de mal ! » J’ai jurĂ© Ă  Kyungsoo qui m’a donnĂ© une tape nonchalante sur la tĂȘte.

« Je te demande sans cesse oĂč est ta chambre, espĂšce d’idiot ! » Kyungsoo jouait avec mon fauteuil roulant en le poussant fort puis en l’arrĂȘtant brusquement, Ă  plusieurs reprises, jusqu’à ce que j’aie mal partout Ă  cause des secousses.

« Je ne t’ai pas entendu, imbĂ©cile ! » ai-je rĂ©pliquĂ©, non moins farouchement.

« Aish, dĂ©pĂȘche-toi. OĂč est ta chambre ? » demanda Kyungsoo avec impatience.

"Je ne sais pas."

Je suis sûre que Kyungsoo me fusille du regard avec ses yeux ronds, la preuve en est le changement de temps autour de l'hÎpital : le ciel, auparavant ensoleillé, s'est soudainement couvert.

Sans rien dire, Kyungsoo m'a de nouveau poussé.

« OĂč allons-nous ? »

« Retournez Ă  l’endroit oĂč je vous ai trouvĂ© pour la premiĂšre fois ! »

Je ne lui ai plus rĂ©pondu, j'avais la tĂȘte qui tournait, ce n'Ă©tait pas le moment de chercher les ennuis.

J'aime Jongdae comme j'aime un circuit automobile, je le traite comme je traite mon plat préféré ou mon chapeau.

Je ne veux pas perdre Jongdae.

Mon cƓur s'est emballĂ© en rĂ©alisant que j'Ă©tais encore en public, Kyungsoo derriĂšre moi. Si Jongdae avait donnĂ© naissance Ă  cette crĂ©ature et qu'elle n'avait pas survĂ©cu


"Kyung, quelles sont selon toi les caractéristiques d'un meurtrier
"

"Chan-yeol."

« Ah, oncle Kim. » J’ai esquissĂ© un sourire forcĂ© tandis que le pĂšre de Jongdae s’avançait soudainement de quelques pas devant moi et se dirigeait vers moi.

« Qu'est-ce qui ne va pas avec votre jambe ? »

Je fronçai les sourcils, surprise ; les parents de Jongdae n’étaient gĂ©nĂ©ralement pas aussi amicaux envers moi. La fin du monde Ă©tait-elle imminente ? Cela arrivait si vite, alors mĂȘme que Dajjal, Yajuj et Magog n’avaient pas encore commencĂ© leur spectacle.

« Je suis tombĂ© accidentellement de ma moto hier soir », ai-je rĂ©pondu, « j’ai juste besoin d’un peu de repos pour pouvoir remarcher. »

L'oncle Kim jeta un bref coup d'Ɠil Ă  Kyungsoo. « RĂ©tablis-toi vite », pria-t-il. Je crus qu'il allait partir sur-le-champ jusqu'Ă  ce que les mots s'Ă©chappent de ses lĂšvres fines : « Pourrions-nous parler en privĂ© ? »

Je ne voulais pas deviner ce que le pĂšre de Jongdae voulait me dire, alors j'ai simplement acquiescĂ© d'un signe de tĂȘte. AprĂšs cela, mon fauteuil roulant a Ă©tĂ© remis au pĂšre de Jongdae, et Kyungsoo m'a simplement dit au revoir.

Une pluie torrentielle s'abattait sur la ville lorsque mon oncle Kim m'a emmené à la cafétéria de l'hÎpital. Il était assis en face de moi, les mains entrelacées sur la table. Pendant un moment, avant que nos commandes n'arrivent, il n'a pas dit pourquoi il m'avait amené là.

« Hum. » Je me suis raclé la gorge, espérant que cela le réveillerait et qu'il se mettrait à parler.

Son regard perçant fixait intensément les miens. « Tu aimes vraiment Jongdae, Chanyeol ? »

Je n'ai pas répondu immédiatement. « C'est rare que vous me posiez une question aussi personnelle ? » ai-je demandé sÚchement. « D'habitude, vous ne me détestez pas ? »

Il soupira. « Ahaha, c'est vrai. Je me mĂ©fie toujours de toi quand tu prends Jongdae dans tes bras. » Oncle Kim se pencha vers moi et je fixai son visage, si semblable Ă  celui de Jongdae. « Jongdae t'a trahi », dit-il d'un air coupable. « Écoute, je ne t'apprĂ©cie pas vraiment, mais en tant que pĂšre de Jongdae, je tiens Ă  te prĂ©senter mes sincĂšres excuses au nom de mon fils unique. »

J'ai froncé les sourcils, perplexe. « Que voulez-vous dire ? »

Elle soupira lourdement. « Jongdae m’a trompĂ©e avec Sehun et elle est enceinte. »

Au moment oĂč l'oncle Kim a terminĂ© sa phrase, j'ai eu envie de me frapper le front et de crier : « Jongdae ne triche pas ! »

« Q-quoi ? »

C’est alors que j’ai rĂ©alisĂ© que ce que j’avais dit s’était rĂ©ellement produit, que je ne l’avais pas imaginĂ© comme je le pensais.

« Que veux-tu dire, Chanyeol ? » Oncle Kim me secoua l'épaule. « Tu sais quelque chose ? »

Il y a 20 ans, alors que j'Ă©tais encore Ă  la maternelle, un enseignant a parlĂ© aux garçons en particulier de la responsabilitĂ© et de l'honnĂȘtetĂ© comme d'Ă©tapes importantes de la maturitĂ© pour un vrai homme.

J'aime Jongdae, mĂȘme si je sais que je suis celle qui compromet son avenir. Je veux qu'il rĂ©alise ses rĂȘves, mais en mĂȘme temps, je construis un mur qui risque de les anĂ©antir.

J'adore Jongdae, mĂȘme s'il me demande sans cesse quand je vais arrĂȘter la course.

« Qu’est-ce qu’il y a de si bien dans la course automobile ? Tu ferais mieux d’apprendre Ă  Ă©crire des chansons, Chan. »

« Quand vas-tu arrĂȘter la course, Chan ? »

« Quand est-ce que tu vas arrĂȘter de faire ça, hein ? »

« Chan, Chan, Chan, Chan. Choisis-moi ou le circuit ? »

« Park Chanyeol, je serai trÚs en colÚre si tu participes encore à la course ! »

« ArrĂȘtez de faire la course ! »

C'Ă©tait le jour de la majoritĂ© de Kai, et on a tous fĂȘtĂ© ça en buvant et en regardant du porno. J'Ă©tais tellement bourrĂ© que j'ai lĂąché 

« J’arrĂȘterais la compĂ©tition si j’avais un accident, hik
 au point d’ĂȘtre hospitalisĂ©, incapable de marcher pendant un certain temps et de me sentir inutile, hik. »

Je l'ai découvert le lendemain, quand Jongdae m'a montré l'enregistrement et a éclaté de rire. Je ne sais pas si c'était vrai ou non, mais j'ai l'impression que depuis, Jongdae prie pour que j'aie un jour un accident, mais que je n'en meure pas.

Timidement, je levai les yeux vers le pÚre de Jongdae, repoussant la honte et l'ego qui s'étaient déjà installés en moi.

« Chanyeol, tu me fais peur avec ce regard. »

J'ai sautĂ© de mon fauteuil roulant et j'ai rampĂ© jusqu'aux pieds du pĂšre de quelqu'un dont j'avais dĂ©truit le corps, l'avenir et peut-ĂȘtre les sentiments.

« Chanyeol, qu’est-ce que tu fais ? » Oncle Kim a essayĂ© de me rĂ©veiller en me saisissant les Ă©paules. « LĂšve-toi ou je te casse la gueule ! »

Ma tĂȘte, baissĂ©e de honte, trembla lĂ©gĂšrement. « Je suis dĂ©solĂ©e. »

"Que veux-tu dire?"

« Maman
 si tu l’as entendu de moi, alors tu peux me couper la tĂȘte et l’accrocher Ă  la tour Namsan. » Je grimaçai, souffrant le martyre Ă  ma jambe blessĂ©e. « En fait, c’est moi qui ai ruinĂ© Jongdae. »

La petite tape sur mon épaule d'avant avait disparu. Soudain, le silence se fit. La pluie battante semblait couvrir toute activité à l'hÎpital ; les voix ne résonnaient plus qu'à mes oreilles, comme le bourdonnement de milliers d'abeilles.

J'ai humidifié mes lÚvres sÚches, et soudain, une sensation de tension est apparue au coin de ma gorge.

« Le pĂšre de la crĂ©ature dans l’estomac de Jongdae est le fruit de ma semence, et non de celle de Sehun. »

« Que voulez-vous dire ! » J’ai grimacĂ© en entendant la voix du pĂšre de Jongdae se transformer en grognement.

« Jongdae jamais
 » dis-je, suspendu.Jongdae n'a jamais trompĂ© Sehun.Mais j'avais la gorge si lourde pour le dire, un doute subsistait en moi, mĂȘme lorsque je l'ai dit plus tĂŽt, cela m'avait paru Ă©trange. « C'est moi qui ai mis Jongdae enceinte, c'est moi qui lui ai donnĂ© la pilule abortive
 »

"PUTAIN!"

J'ai ressenti une violente colÚre me frapper en plein ventre, me faisant reculer. Plusieurs passants ont poussé des cris de surprise et de confusion, le visage déformé par le choc.

« Toi ! Comment oses-tu ! »

J’ai protĂ©gĂ© mon visage avec mes deux mains tandis que la main du pĂšre de Jongdae se levait haut comme s’il allait me frapper au visage.

"Oncle!"

Le cri m'a distrait de ma peur.

« Toi ? » L’index de l’oncle Kim tremblait de colĂšre tandis qu’il pointait le visage de Sehun, qui se trouvait Ă  quelques pas de lĂ . « Comment oses-tu me mentir ! »

« Qu’avez-vous dit, oncle ? » demanda Sehun, perplexe. Il jetait des regards entre moi et le pĂšre de Jongdae, sans la moindre intention de m’aider Ă  me relever.

« Pourquoi nous as-tu menti en disant que c’était toi qui avais mis Jongdae enceinte ? » demanda l’oncle Kim d’une voix grave et profonde.

Sehun secoua la tĂȘte. « Je ne mens pas, je l’ai vraiment fait avec Jongdae. »HyungÀ plusieurs reprises, j'ai mĂȘme Ă©tĂ© le premier Ă  le toucher.

J'ai serré les poings, exaspéré par toutes ses absurdités.

J'ai essayé de ramper pour atteindre mon fauteuil roulant.

« Oncle, vous pouvez me faire confiance, c'est mon neveu. »

« Tout ce qui sort de sa bouche est un mensonge concernant son obsession pour Jongdae. »

Sehun me fusilla du regard, alors que j'Ă©tais dĂ©jĂ  de retour dans mon fauteuil roulant. « Je. Suis. Le. PĂšre. De. Ce. Putain. De. FƓtus, salaud ! »

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